Un autre détenu yéménite décrété libérable de Guantanamo

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Pour le président américain Barack Obama, qui a affirmé mercredi qu'il «aurait dû fermer Guantanamo le premier jour» de son arrivée à la Maison-Blanche, les Yéménites (la majorité des détenus) représentent un casse-tête en raison de la situation d'instabilité au Yémen.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un autre détenu yéménite de Guantanamo a été déclaré libérable de la prison, portant à 56 sur 122 le nombre de prisonniers qui peuvent théoriquement être transférés du jour au lendemain, à condition de trouver un pays d'accueil.

Le Yéménite Saeed Saran Jarabh, 36 ans, un temps considéré comme un garde du corps d'Oussama ben Laden, ne représente plus «une menace significative pour la sécurité des États-Unis», a statué à l'unanimité le comité gouvernemental de révision des situations (PRB), dans une décision datée du 5 mars que le site internet du comité vient de rendre publique.

Les six membres du PRB ont en revanche refusé à ce stade de classer dans la même catégorie son compatriote Khaled Qasim, 38 ans, en raison de «son comportement de désobéissance en détention» et de son «état d'esprit qui le rend susceptible» de retomber dans l'escarcelle de l'organisation Al-Qaïda, dans laquelle il était fortement impliqué avant son arrestation. Mais cette décision datée du 6 mars sera révisée dans six mois, précise le comité.

Les deux hommes sont dans les geôles de Guantanamo depuis plus de treize ans.

Pour le président américain Barack Obama, qui a affirmé mercredi qu'il «aurait dû fermer Guantanamo le premier jour» de son arrivée à la Maison-Blanche, les Yéménites (la majorité des détenus) représentent un casse-tête en raison de la situation d'instabilité au Yémen, qui rend tout rapatriement impossible et force les États-Unis à trouver un pays tiers. Si certains ont été récemment transférés en Estonie et à Oman, il en reste 48 à accueillir.

Après ces décisions, la population carcérale de Guantanamo se trouvée divisée en deux parts égales de 56 hommes libérables d'une part, et de 56 non transférables. En outre, dix hommes sont classés détenus de «grande valeur», dont les cinq accusés du 11-Septembre renvoyés devant la justice militaire.

Mais les procédures judiciaires sont actuellement au point mort devant les tribunaux d'exception, depuis la décision d'un juge militaire qui protestait contre une tentative du Pentagone de stationner en permanence les juges à Guantanamo.

Le ministère de la Défense a renoncé au projet et remplacé le haut responsable qui avait pris cette décision.

Le patron du Pentagone Ash Carter a nommé mercredi Paul Oostburg Sanz comme nouveau responsable des tribunaux militaires d'exception, en remplacement du général Vaughn Ary, démissionnaire, selon un communiqué.

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