Brésil: 54 personnes, dont des hommes politiques, sous enquête

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L'Opération policière «Lava Jato» (Lavage rapide) a révélé au grand jour un réseau de corruption au sein de Petrobras, une compagnie pétrolière.

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Agence France-Presse
BRASILIA

Le parquet du Brésil a demandé mardi à la Cour suprême d'ouvrir une enquête sur 54 personnes dont des hommes politiques en cours de mandat pour déterminer s'ils sont impliqués dans un réseau de corruption qui secoue la compagnie pétrolière Petrobras, la principale du pays.

«Il y a 28 demandes d'ouverture d'enquête (...) qui impliquent 54 personnes», a déclaré à l'AFP un responsable du parquet.

Le parquet avait dans un premier temps indiqué que les 54 personnes impliquées bénéficiaient d'une immunité parlementaire, mais il a ensuite précisé que ce n'était pas le cas pour certaines d'entre elles qui étaient cependant liées à des hommes politiques exerçant un mandat.

Les noms des personnes qui feront l'objet d'une  enquête, si la Cour suprême l'approuve, n'ont pas été divulgués mais le procureur général Rodrigo Janot qui a présenté la requête a sollicité la levée du secret de l'instruction.

L'Opération policière «Lava Jato» (Lavage rapide) a révélé au grand jour un réseau de corruption au sein de Petrobras.

Les enquêteurs ont découvert un système généralisé de pots-de-vin versés depuis une dizaine d'années par les principales entreprises de construction du pays -première économie d'Amérique latine et septième de la planète- à des responsables de Petrobras en échange de contrats juteux.

Le parquet évalue à ce stade à environ quatre milliards de dollars le total des sommes détournées de Petrobras en dix ans.

Une partie de ces pots-de-vin étaient, selon l'enquête, reversés au Parti des travailleurs (PT) de la présidente Dilma Rousseff ainsi qu'à de nombreux élus ou partis de sa coalition parlementaire, dont les identités sont pour le moment couvertes par le secret de l'instruction.

Ces dessous de table variaient de 1% à 3% des contrats.

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