Cuba: au moins 35 prisonniers politiques libérés en 48 heures

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Au moment de l'annonce du dégel entre Washington et La Havane, l'île communiste comptait une centaine de prisonniers politiques, selon des sources proches de la dissidence.

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Agence France-Presse

Au moins 35 prisonniers politiques ont été libérés à Cuba ces dernières 48 heures dans le cadre de l'amorce du rapprochement diplomatique annoncé mi-décembre avec les Etats-Unis, a-t-on appris jeudi auprès de la dissidence.

«Nous en sommes à 35 libérations», a dit à l'AFP Elizardo Sanchez, président de la Commission cubaine des droits de l'Homme (CCDH), interdite mais tolérée par les autorités.

Quatre heures plus tôt, M. Sanchez et le leader de l'Union patriotique de Cuba (Unpacu, organisation illégale d'opposition basée dans l'est du pays), José Daniel Ferrer, en avaient dénombré 30, sur les 53 personnes que La Havane s'est engagé auprès de Washington à libérer, mais dont les noms n'ont jamais été publiés.

Selon M. Ferrer, la plupart des prisonniers libérés sont membres de l'Unpacu.

Les sorties de prisonniers «continuent au compte-gouttes et devraient se poursuivre demain» vendredi, a assuré Elizardo Sanchez, précisant que plusieurs provinces du pays étaient concernées.

Ces deux sources avaient déjà annoncé mercredi la libération de deux jumeaux de 18 ans incarcérés voici deux ans après avoir participé à une manifestation devant un commissariat de Santiago de Cuba (sud-est).

Le département d'État américain avait annoncé mardi que les autorités cubaines avaient relâché une partie des 53 prisonniers politiques dont les États-Unis réclamaient la libération dans le cadre de l'amorce du rapprochement diplomatique annoncé le 17 décembre entre les deux pays.

Mais la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki n'avait pas précisé combien de personnes étaient concernées, ni leur identité. De son côté, La Havane n'avait toujours pas commenté ces informations jeudi.

Depuis des décennies, Cuba a accusé les dissidents d'être «des mercenaires» à la solde des Etats-Unis, avant que le président Raul Castro ne les désigne plus sobrement le 20 décembre dernier comme «quelques centaines d'individus qui reçoivent argent, instructions et oxygène de l'extérieur».

Au moment de l'annonce du dégel entre Washington et La Havane, l'île communiste comptait une centaine de prisonniers politiques, selon des sources proches de la dissidence.

Leur nombre dépassait encore les 300 lors de la prise de fonction de Raul Castro, qui a succédé en juillet 2006 à son frère Fidel, qui s'était retiré pour raisons de santé.

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