Colombie: l'ELN revendique une attaque contre un complexe pétrolier

L'ELN est la seconde rébellion d'extrême gauche après... (PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Agrandir

L'ELN est la seconde rébellion d'extrême gauche après celle des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
BOGOTA

La guérilla de l'ELN a revendiqué jeudi en Colombie une attaque à l'explosif contre un complexe pétrolier qui avait fait 13 blessés dimanche, peu après l'officialisation d'un processus de paix avec le gouvernement.

«Nous avons déjoué la sécurité la plus sophistiquée que présente ce complexe, selon les forces armées», a indiqué l'Armée de libération nationale (ELN) dans un communiqué.

Des explosifs artisanaux, des cylindres remplis de mitraille, avaient été lancés contre un complexe chargé de l'exploitation d'un oléoduc dans la province d'Arauca, frontalière avec le Venezuela et considérée comme le fief de l'ELN.

Cette attaque, qui visait l'oléoduc de Caño Limon-Coveñas, l'un des principaux du pays, avait fait treize blessés parmi le personnel civil. Les victimes, qui ont été toutes déclarées hors de danger, participaient au moment des fait à une cérémonie religieuse, à l'intérieur des installations pétrolières.

«C'est une offense contre le droit de la population colombienne à vivre dignement», a réagi le vice-président Angelino Garzon, lors d'une conférence de presse.

Cette même semaine, la guérilla avait revendiqué l'explosion d'un poste de police qui avait fait quatre blessés dont deux agents, le 20 juin à Bogota. Les autorités lui ont également imputé l'enlèvement d'un géologue dimanche dernier dans le nord du pays.

Le secteur pétrolier et minier, en pleine expansion en Colombie, figure parmi les cibles principales des attaques, prises d'otages et autres actes de sabotage menés par les rebelles qui disent agir au nom de la défense des ressources naturelles.

L'ELN, qui a lancé un processus de dialogue avec le gouvernement dévoilé il y a quelques semaines, est la seconde rébellion d'extrême gauche après celle des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), qui mènent de leur côté des négociations de paix depuis 19 mois.

«Le niveau d'activité armée a été doublé au cours des dernières semaines avec pour objectif d'envoyer un message au gouvernement au moment de négocier», a indiqué à l'AFP Jorge Alberto Restrepo, directeur du Cerac, centre d'études spécialisé dans le conflit.

Fondées dans les années 1960, l'ELN et les Farc sont les dernières guérillas en activité en Colombie, où elles comptent encore respectivement 2.500 et 8.000 combattants, selon les autorités.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer