60% des Vénézuéliens critiquent la gestion de Maduro

Depuis le début du mois de février, le... (Photo Carlos Garcia Rawlins, Reuters)

Agrandir

Depuis le début du mois de février, le Venezuela est le théâtre d'une mobilisation d'étudiants et d'opposants protestant contre une criminalité record, des pénuries récurrentes et une inflation de 60%.

Photo Carlos Garcia Rawlins, Reuters

Agence France-Presse
CARACAS

Huit Vénézuéliens sur dix affirment que la situation du pays est mauvaise et 60% critiquent la gestion du président socialiste Nicolas Maduro, au pouvoir depuis un an, selon un sondage diffusé lundi.

Quasiment 34% des personnes interrogées estiment que la «situation actuelle dans le pays» est «très mauvaise», presque 33% la jugent «mauvaise» et 12,7% de «normale à mauvaise» contre à peine 18,5% qui la considèrent comme positive, selon cette enquête de l'institut privé Datanalisis, publiée par le journal El Universal.

La gestion du président Maduro, élu sur le fil en avril 2013 avec 51,5% des voix dans la foulée du décès de son mentor et prédécesseur Hugo Chavez, est également critiquée par 59,2% des sondés, contre 44,6% en novembre, ajoute l'enquête réalisée sur 1300 personnes entre le 31 mars et le 20 avril.

Depuis le début du mois de février, le Venezuela est le théâtre d'une mobilisation d'étudiants et d'opposants protestant contre une criminalité record, des pénuries récurrentes et une inflation de 60%.

Bien que les mobilisations se fassent désormais plus rares, les violences en marge des manifestations de ces derniers mois ont fait plus de 40 morts et 700 blessés, selon les autorités.

Selon ce sondage, pour la première fois les Vénézuéliens citent la situation économique comme principal problème (32,5%), devant l'insécurité (23,5%).

Un tiers des sondés désignent M. Maduro comme responsable de la situation dans le pays. Par ailleurs, 60% des personnes interrogées jugent que le président devrait quitter le pouvoir avant la fin de son mandat, en 2019.

Ainsi, 39% des sondés souhaitent qu'il quitte son poste cette année, 20,1% plaident pour un référendum révocatoire à mi-mandat (en 2016) et 19,7% souhaitent le voir arriver au terme de son mandat.

L'enquête démontre également que la campagne du gouvernement pour tenter de faire porter à l'opposition de droite ou aux États-Unis la responsabilité de la situation dans le pays n'a rencontré que peu d'écho parmi la population.




Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer