Moscou juge «gelé» le dialogue avec les Etats-Unis

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Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov (à droite) et son homologue américain, John Kerry, à Zurich, le 20 janvier.

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Agence France-Presse
MOSCOU

La Russie et les États-Unis ont livré mercredi deux visions presque opposées de l'état de leur relation, mise à mal par les crises ukrainienne et syrienne : elle est «gelée» pour Moscou, elle se poursuit selon Washington.

«Le dialogue avec les États-Unis est gelé à presque tous les niveaux. Nous ne nous communiquons pas ou réduisons au minimum» les contacts, a assuré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov dans un entretien à la chaîne de télévision russe Mir-TV, dont des extraits ont été publiés par l'agence publique Ria-Novosti.

Les relations entre la Russie et les États-Unis connaissent de graves tensions, les pires depuis la fin de la guerre froide, en raison de leur opposition sur le conflit syrien et la crise ukrainienne. Mais les Américains considèrent néanmoins que la ligne n'est pas coupée entre Moscou et Washington.

«Le fait que nous avons des divergences significatives avec Moscou (...) est bien connu, mais il n'y avait pas de pause dans le dialogue», a souligné le porte-parole du département d'État John Kirby.

«Sur les grandes questions, sur les questions qui importent le plus, il continue à y avoir un dialogue. Je sais pas comment prendre ce commentaire (du porte-parole russe). Cela ne reflète certainement pas la façon dont nous voyons les communications entre Moscou et Washington», a-t-il déclaré.

Depuis le début du mois, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s'est entretenu trois fois au téléphone avec son homologue américain, John Kerry, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

John Kirby a rappelé que la dernière discussion entre les deux responsables avait eu lieu mardi. Il a également souligné que les contacts se poursuivaient entre militaires pour éviter tout incident entre les aviations russe et américaine dans le ciel syrien.

La détérioration de la relation américano-russe a commencé après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en mars 2014 par la Russie, accusée ensuite par les États-Unis de soutenir les rebelles prorusses dans l'Est de l'Ukraine et frappée par des sanctions économiques américaines comme européennes.

Normalisation avec Trump? 

Mercredi, la diplomatie russe a déclaré «regretter» la prolongation de ces sanctions la veille par le Trésor américain.

Le président Vladimir Poutine, cité par les agences russes, a déploré pour sa part que ces mesures américaines et européennes «désunissent les États et les empêchent d'unir leurs efforts dans la lutte contre le mal commun - le terrorisme».

Après la victoire du milliardaire Donald Trump à la présidentielle américaine du 8 novembre, M. Poutine avait toutefois dit espérer un «dialogue constructif» et un «travail mutuel» avec Washington «pour sortir les relations entre la Russie et les États-Unis de leur situation critique».

Le Kremlin a ensuite indiqué que les deux hommes avaient lors de leur premier entretien téléphonique après l'élection de M. Trump, convenu de la nécessité de «normaliser» les relations américano-russes.

De son côté, le président élu des États-Unis a plusieurs fois loué les qualités de dirigeant de Vladimir Poutine et dit espérer avoir une «très bonne relation» avec lui.




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