Vous voyez les signatures de nos journalistes, éditorialistes, photographes et chroniqueurs. Or, des dizaines d’artisans de l’ombre travaillent chaque jour à soutenir le journalisme de qualité. Ils sont aux finances, aux ventes ou à la technologie et ont tous à cœur la mission de La Presse. Faites connaissance avec Julien Chung, graphiste et illustrateur pour La Presse depuis 1990.

La Presse

Son travail

« J’ai commencé comme directeur artistique en 1990. Je suivais les traces de mon mentor Gilles Robert (un pionnier du graphisme moderne au Québec) qui était le dernier directeur artistique de La Presse dans les années 60. Aujourd’hui, je suis graphiste et illustrateur.

Avec mes collègues, nous sommes responsables de la présentation visuelle de l’ensemble d’un projet ou d’un reportage. Nous prenons tous les éléments d’un projet (le texte, les photos et les graphiques) et établissons le storytelling - la manière avec laquelle le lecteur pourra interagir avec l’article publié dans La Presse+. Nous sommes appelés à créer des infographies explicatives et des illustrations pour accompagner les textes. Il faut que le tout soit compréhensible et engage nos lecteurs et parfois, les surprenne. Nous pouvons participer à la réflexion au début d’un projet, à la planification et à l’exécution.

J’ai eu plusieurs défis intéressants au cours de mes 30 ans de carrière. Aujourd’hui ce qui m’allume le plus est de travailler sur des projets qui demandent un concept fort et original pour expliquer un sujet qui n’est pas facile à visualiser. »

Son attachement envers La Presse

« Premièrement, c’est un plaisir et un honneur de travailler pour une institution québécoise qui joue un rôle si important dans notre société. Je suis content de faire partie de son évolution. J’ai toujours été intéressé de combiner le design et la communication. Je suis un bon vulgarisateur.

Au début, mes collègues qui travaillaient dans des agences ne comprenaient pas pourquoi j’avais choisi de travailler dans un média qui était jeté aux poubelles dès le lendemain. Quand j’ai commencé, il y’avait très peu de graphistes dans le domaine et il y avait un grand besoin de moderniser les journaux. C’était un beau défi.

Au début des années 1990, les journaux en Amérique du Nord commençaient à porter plus d’attention à la présentation des nouvelles pour attirer de plus jeunes lecteurs qui vivaient de plus en plus dans un monde d’images. Depuis les années 60, les journaux avaient peu changé. En plus de rajeunir les mises en page des unes des sections de La Presse, mon premier mandat a été d’introduire des ordinateurs chez les graphistes. Bye, bye les tables à dessin! Plus récemment, avec l’arrivée de La Presse+, il a fallu également apprendre une nouvelle façon de pratiquer notre métier. C’était tout un défi. Mais je continue quand même à utiliser mon crayon pour noter mes idées! »