Ambassadeurs des 22es Journées de la culture

Émilie Bibeau et Laurent Paquin jouent avec les mots!

À l'approche de la 22e édition des Journées de la culture, Émilie... (Laurent Paquin, Crédit photo : Maxime Côté // Émilie Bibeau, Crédit photo : Marie-Andrée Lemire)

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Laurent Paquin, Crédit photo : Maxime Côté // Émilie Bibeau, Crédit photo : Marie-Andrée Lemire

À l'approche de la 22e édition des Journées de la culture, Émilie Bibeau et Laurent Paquin ont accepté de participer à une entrevue croisée pour partager leurs souvenirs et leurs coups de coeur culturels. Avec eux, les mots sont à l'honneur, à l'image de la thématique 2018 de l'événement, qui sera présenté partout au Québec, les vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 septembre.

Consultez la programmation entièrement gratuite des Journées!

Quelle est la place des mots dans votre vie?

Émilie : Majeure! Comme comédienne et interprète, je suis un peu le véhicule des mots des autres. Pour moi, c'est un refuge, un réconfort, un lieu où l'on se sent moins seul.

Laurent : J'aime jouer avec les mots, et sur les mots. J'accorde énormément d'importance à la précision, au choix du bon mot pour puncher, aux pauses et aux virgules. Ma vie tourne autour de ça. Je n'arrive pas encore à le placer dans un spectacle, mais j'aime beaucoup le mot « rhododendron »!

Un mot pour vous décrire?       

Émilie : Nostalgique. Je suis même nostalgique d'avance! Même si je ne vis pas dans le passé, j'appréhende la fin d'une belle période ou de belles années de ma vie.

Laurent : Apprentissage. J'ai réalisé que je serais vivant tant que je continuerai d'apprendre, d'être curieux et de vouloir évoluer. 

Quel est votre premier souvenir artistique ou culturel?

Émilie : Ça remonte à la petite enfance, à Québec, auprès de ma mère qui avait un atelier de marionnettes au Grand Théâtre, lieu dont je connaissais tous les recoins. Elle a entre autres créé les marionnettes de l'émission Félix et Ciboulette. Mon père était professeur de littérature et on retrouvait de grandes bibliothèques partout dans la maison.

Laurent : Autre réalité... J'habitais la campagne, à Sainte-Croix-de-Lotbinière. Mon premier souvenir est un vinyle d'Yvon Deschamps, qu'un voisin possédait. J'ai eu un coup de coeur immédiat. J'apprenais ses monologues, que je m'amusais à reproduire, en famille ou à l'école.

Quel est le rôle de la culture au Québec?

Émilie : En plus du rôle identitaire, c'est la capacité d'embellir la vie. Nous avons plus que jamais besoin de beauté et de rencontres avec l'autre. Albert Jacquard disait : « Je suis les liens que je tisse avec les autres. » En ce sens, la culture est une formidable porte ouverte.

Laurent : C'est ce qui fait que nous sommes encore là, capables de nous présenter au reste du monde, en étant uniques.

Durant les Journées de la culture, les gens auront accès à des milliers d'activités gratuites, dans plus de 400 villes et villages de 17 régions du Québec. Ça représente quoi pour vous?

Émilie : La découverte et le privilège de vivre dans une société qui nous donne accès à une telle diversité, qu'on tient souvent pour acquise.

Laurent : Un bel exercice de rapprochement, qui permet de consolider la relation entre la culture et les citoyens. Je pense qu'aujourd'hui, la culture est, comme jamais, proche des gens.

Qu'est-ce qui vous attire particulièrement dans ces Journées de la culture?

Émilie : Tout le volet arrière-scène, l'envers du décor et le processus de création de plusieurs artistes, auquel on a rarement accès. C'est très stimulant!

Laurent : C'est l'originalité des propositions. Je me rappelle avoir assisté à une activité où Kim Thúy recevait les gens dans sa cour et conversait avec les acteurs et auteurs présents. C'était extraordinaire!

Que dites-vous aux personnes plus frileuses?

Émilie : Laissez-vous surprendre! On gagne toujours à oser, puis à approfondir. Beaucoup de bonheur accompagne le verbe « oser ». 

Laurent : Et c'est un risque gratuit! La culture ne mord pas et, à coup sûr, vous allez rencontrer des personnes intéressantes, que ce soit des professionnels, des artisans, des travailleurs culturels et communautaires ou des enseignants.

En terminant, quelle est la création que vous auriez aimé avoir signée?

Émilie : La face cachée de la lune, de Robert Lepage. C'est l'exemple parfait d'une oeuvre qui part de l'intime et va vers l'universel, tout en finesse et en sensibilité. 

Laurent : Moi, c'est quelque chose qui n'existe pas encore : l'adaptation musicale de la pièce Les Voisins! Je rêve d'entendre Émilie chanter une chanson sur la mayonnaise dans Les Voisins : the musical!

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Planifiées de concert avec des centaines d'artistes, d'artisans et de travailleurs des milieux culturel, municipal, communautaire, scolaire ou des affaires, les Journées de la culture sont orchestrées par Culture pour tous, grâce au soutien du gouvernement du Québec, d'Hydro-Québec, de La Coop fédérée, de Bell et de plusieurs autres partenaires.

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