Finance

Le défi des finances personnelles

La règle du gros bon sens veut qu'il faille dépenser moins que ce que l'on... (Crédit photo: Offset)

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La règle du gros bon sens veut qu'il faille dépenser moins que ce que l'on gagne. Or, au Canada, pour chaque dollar de revenu disponible en 2014, on en dépensait 1,63 $*, selon Statistique Canada. Qu'est-ce qui se passe?

Dit simplement : on n'arrive pas à se discipliner! On veut tout et tout de suite. Avant, les gens n'achetaient pas une première maison à 500 000 $... et le crédit n'était pas non plus aussi accessible qu'aujourd'hui. Maintenant, on peut presque tout acheter en quelques clics! Il n'a jamais été aussi facile de céder aux achats impulsifs, et ceux-ci ne cadrent que rarement dans un budget.

Natalia Sandjian, planificatrice financière à la Banque Nationale* nous propose sa lecture de la situation et offre des pistes de solutions aux défis des finances personnelles :

Des outils, et des décisions

Il existe des services gratuits, qui facilitent le suivi des dépenses, les catégorisent, permettent de se fixer des objectifs et envoient même des alertes lorsque la tendance à la dépense est trop lourde. On est mieux outillé que jamais pour suivre son budget.

Or, un budget, c'est surtout une question de choix. Il faut d'abord s'arrêter à prioriser ses dépenses, puis avoir la discipline de prendre des décisions conséquentes tous les jours... plusieurs fois par jour. Ça, aucun logiciel ou service ne le fera à sa place...

Un problème de perception

Le budget a aussi mauvaise réputation. Bon nombre de gens n'en font pas, jugeant l'exercice contraignant. Ils ont peur d'en conclure qu'ils ne pourront plus aller au restaurant, par exemple, alors qu'ils pourraient continuer d'y aller, s'ils choisissaient de réduire leurs dépenses en vêtements.

Plutôt, on devrait percevoir le budget comme un outil pratique pour se donner les moyens de réaliser nos projets futurs.

4 signes que ses finances se portent mal

Si vous vous reconnaissez dans un des signes suivants, il serait avisé que vous consultiez un planificateur financier afin de remédier à la situation et vous aider à épargner.

1. Il reste un solde sur la carte de crédit à la fin du mois

La carte de crédit est une source de crédit à court terme qu'on devrait rembourser mensuellement. Les taux d'intérêt sont trop élevés pour en faire une autre utilisation.

2. On vit d'une paie à l'autre

Il faut être capable de faire face à un imprévu sans s'endetter, car il y aura toujours des imprévus... et on doit les prévoir!

3. On ne réussit pas à épargner

L'épargne devrait être une habitude inscrite au budget de la même façon que toute dépense courante.

4. On subit un écart entre ses priorités et la réalité

Se sentir dépassé par sa situation financière, de sorte qu'on est incapable d'investir dans ce que l'on juge important.

*Source : http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/150312/dq150312a-fra.pdf

Consultez d'autres articles préparés par les experts de la Banque Nationale pour plus de conseils pour vos besoins en épargne et investissement en prévision de votre retraite.

*Les planificateurs financiers exercent leurs activités pour le compte de Banque Nationale Investissements inc. ,filiale à part entière de la Banque Nationale du Canada.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

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