Ce sont souvent les mêmes questions qui refont surface lorsqu’il s’agit de préparer sa retraite. Or, parfois, on ne se pose pas celles qui permettent de cerner les besoins sous-jacents en vue d’une planification encore plus pertinente, comme le ferait une conseillère ou un conseiller en finances. Angela Iermieri, planificatrice financière chez Desjardins, propose de reformuler cinq questions courantes afin d’enrichir la réflexion à ce sujet.

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1. Combien dois-je épargner pour ma retraite ?

Un objectif monétaire — comme le populaire million de dollars — oriente l’épargne, mais il ne correspond peut-être pas au projet de retraite souhaité. Il pourrait sembler inaccessible ou, au contraire, s’avérer insuffisant et susciter un faux sentiment de sécurité.

La question derrière la question :

Quel revenu me permettra de vivre la retraite souhaitée ?

Votre situation financière à la retraite dépendra de vos dépenses et de vos sources de revenus (un fonds de pension de l’employeur et des rentes publiques, entre autres exemples). « Il faut d’abord se questionner sur le type de retraite dont on rêve et sur ses objectifs de vie, puis élaborer un plan pour y parvenir », explique Angela Iermieri. L’épargne personnelle et le rendement à long terme anticipé pourraient ensuite combler le manque à gagner.




2. À quel âge pourrai-je prendre ma retraite ?

Une multitude de facteurs influencent l’atteinte de l’autonomie financière, dont les revenus disponibles et le train de vie souhaité. Une retraite progressive — par exemple en occupant un emploi à temps partiel ou en effectuant un travail autonome — modifie également les projections.

La question derrière la question :

À quel moment aurai-je la liberté financière nécessaire selon mes objectifs ?

« En sachant quand on peut se permettre de cesser de travailler, si on le souhaite, ça devient un choix personnel », souligne Angela Iermieri. Différents scénarios peuvent être comparés selon les revenus disponibles et les projets envisagés. Les modalités des régimes de retraite (en fonction des années de contribution) servent souvent de point de départ.




3. Comment m’assurer de ne pas manquer d’argent à la retraite ?

Cette inquiétude peut détourner l’attention des nombreux facteurs dont une planification globale tient compte, y compris l’inflation, la volatilité des marchés, les imprévus, l’état de santé et l’espérance de vie. « Les projections de retraite sont généralement établies jusqu’à 95 ans, car environ 1 personne sur 4 atteindra cet âge », précise Angela Iermieri.

La question derrière la question :

Comment bâtir un plan de retraite flexible et capable de faire face aux imprévus ?

Nul ne peut prédire l’avenir, mais un plan résilient tient compte des différents risques et des effets à long terme des évènements de vie sur le projet de retraite. « C’est rassurant de savoir que son plan peut tenir la route, même face à des imprévus », ajoute Angela Iermieri.




4. Mon projet de retraite est-il réaliste ?

Une réponse « oui ou non » en fonction de la situation financière actuelle n’encourage pas l’exploration. Peut-être un projet qui semble inaccessible pourrait-il devenir réalisable en priorisant certains choix ?

La question derrière la question :

Compte tenu de ma situation actuelle, quels sont les différents scénarios de retraite possibles ?

Cette question invite à comparer plusieurs variations de son idée générale de la retraite en modifiant les paramètres qui la définissent. « Même quand un projet est déjà atteignable, il pourrait s’avérer possible d’en profiter plus tôt ou de revoir ses habitudes d’épargne », donne en exemples Angela Iermieri.

L’outil Calculateur Retraite Desjardins permet de visualiser rapidement l’effet à long terme de divers ajustements apportés, notamment aux contributions d’épargne, à l’âge de début des rentes publiques et au revenu brut souhaité à la retraite.



5. Mes placements performent-ils suffisamment ?

Le rendement s’inscrit dans un cadre défini en fonction de l’horizon de placement, de la tolérance au risque, du profil d’investisseur et du projet à financer. Viser une croissance maximale à tout prix — ou comparer son portefeuille à celui des autres — peut devenir une distraction.

La question derrière la question :

Mon portefeuille est-il adapté à la personne que je suis et structuré de manière à m’aider à atteindre mes objectifs ?

Cette question recentre la réflexion sur la raison d’être de l’épargne-retraite : financer le style de vie souhaité. Une conseillère ou un conseiller Desjardins est en mesure de vous proposer un plan personnalisé en fonction de vos revenus et de vos besoins en matière de liquidités, de fiscalité, de protections et de succession, de même qu’un portefeuille d’investissement correspondant.

Un plan financier n’est pas statique ; il évolue tout au long de la vie. Il aide à prendre des décisions avec confiance pour se rapprocher de la retraite qu’on souhaite s’offrir.

Angela Iermieri, planificatrice financière, Desjardins