Kiewit bâtit au Canada depuis maintenant 85 ans. Au Québec, ses plus grands ouvrages font partie du quotidien. Emprunter l’échangeur Turcot ou le pont de l’autoroute 25, prendre le métro, allumer une simple lumière à la maison : derrière ces gestes familiers se trouvent des infrastructures auxquelles le constructeur a contribué. Portrait d’une entreprise solidement ancrée au Québec.

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Bâtir, d’un océan à l’autre

Aujourd’hui, Kiewit emploie plus de 4000 personnes d’un bout à l’autre du pays. Au Québec, sa présence remonte à 1957, avec l’ouverture d’un premier bureau sur l’avenue Beaumont, à Montréal. Alors que la métropole entrait dans une ère de transformation, le constructeur prenait part à l’un des plus ambitieux chantiers de l’époque : l’excavation des tunnels du métro.


« Le Québec fait vraiment partie de la grande histoire de Kiewit », insiste Jean-Pierre Gauthier, vice-président principal et directeur de district au sein de l’entreprise. Si les réalisations de cette dernière ont laissé leur marque sur le paysage québécois, le savoir-faire qui s’est développé ici est maintenant déployé partout en Amérique du Nord.

Notre participation à la construction des centrales de la Baie-James a été un catalyseur pour l’entreprise. Cette expérience nous a permis de développer une expertise dans certaines niches, comme le développement hydroélectrique et l’exécution de mégaprojets.

Jean-Pierre Gauthier, vice-président principal et directeur de district, Construction Kiewit Cie


Des infrastructures marquantes pour le Québec

Aux yeux du président de Kiewit Canada, Patrick Lamarre, la reconstruction de l’échangeur Turcot illustre bien la complexité des opérations que les équipes peuvent mener.

En 2014, le réaménagement du plus important échangeur autoroutier de la province, où transitent 300 000 véhicules par jour, a dû être réalisé en maintenant la circulation ; une chorégraphie minutieuse où construction et démolition devaient progresser en parallèle.

C’était tellement séquentiel qu’il fallait avoir une grande vision pour l’exécution globale. Et l’une des grandes satisfactions est qu’il a été réalisé avec des talents québécois, des travailleurs au directeur de projet.

Patrick Lamarre, président, Kiewit Canada Group


Former les talents d’ici

La province constitue une pépinière de talents pour la firme ainsi que pour sa division industrielle Ganotec, un chef de file québécois acquis en 2007. « La majorité des ingénieurs qu’on embauche viennent des universités québécoises, mentionne Patrick Lamarre. Et on investit beaucoup dans leur développement. »

Le parcours de Jean-Pierre Gauthier l’a d’ailleurs amené à travailler sur des projets d’envergure dans les Territoires du Nord-Ouest, à Terre-Neuve-et-Labrador, en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec. « Une carrière typique chez Kiewit ! » lance-t-il avec un sourire.

Les équipes qu’il dirige aujourd’hui se démarquent par leur multidisciplinarité. Des travaux routiers aux projets énergétiques en passant par les infrastructures industrielles et les activités minières, ces équipes interviennent dans une multitude de domaines.


Du métro de Montréal à TramCité

Dans la ville de Québec, les équipes locales du constructeur sont déjà à pied d’œuvre pour préparer le tracé de TramCité, le futur tramway appelé à desservir la capitale. Quelque 60 ans après la construction du métro de Montréal, ce nouveau grand projet de mobilité illustre bien l’évolution de l’entreprise.

« À l’époque, on nous remettait les plans, puis on construisait, dit Jean-Pierre Gauthier. En 2026, sur des projets comme ça, c’est vraiment différent : on participe dès la conception et on travaille de façon collaborative avec les partenaires. »

Au Québec, le chantier sera parmi les premiers de cette ampleur à être réalisé suivant un modèle collaboratif. Cela signifie que, lorsqu’un obstacle surgit, les différents partenaires se réunissent sans tarder, mettent cartes sur table et déterminent ensemble la meilleure façon d’avancer.

Cette méthode, qui a déjà fait ses preuves ailleurs, repose sur une plus grande transparence, un meilleur alignement des intérêts, de même qu’un partage des risques et des décisions, selon ce qu’indique Patrick Lamarre.

De concert avec les communautés locales

La firme de construction, dont l’actionnariat est entièrement détenu par les employés, accorde une attention particulière à la portée de ses activités. C’est vrai dans les milieux urbains, mais aussi dans les régions les plus éloignées, comme au Nunavik. Depuis 1995, l’entreprise y mène des activités minières, à la mine Raglan, en partenariat avec les communautés autochtones.

En travaillant avec la main-d’œuvre et les fournisseurs locaux, mais aussi en s’impliquant au sein de la collectivité, Kiewit cherche à laisser une empreinte positive sur ces milieux. « À la fin, on veut avoir laissé l’endroit dans un meilleur état pour la société, pour le client et pour les communautés locales », souligne le président du groupe.

Cela signifie aussi de tenir ses engagements : « Il y a des projets où l’on peut perdre de l’argent, mais l’important, c’est de faire ce qui est juste. On veut être fiers de ce qu’on laisse derrière nous. Chez Kiewit, on dit souvent qu’on ne veut pas être les plus gros, mais les meilleurs. »