La construction modulaire apporte une heureuse prévisibilité au projet de bâtir son chez-soi. Du terrain au choix du manufacturier et à la livraison de votre maison usinée, plusieurs décisions restent à prendre. Voici les conseils de Jonathan Barrette, directeur ventes et marketing chez Maisons usinées Côté, et de Myriam Lamarre-Huot, directrice développement hypothécaire, construction neuve, chez Banque Nationale du Canada.

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1. Quelle est l’importance du choix du terrain ?

Jonathan Barrette, directeur ventes et marketing chez Maisons usinées Côté

Jonathan Barrette : « C’est primordial ! Il faut vérifier les contraintes du terrain : zones humides, analyse de sol, marges, implantation et règles municipales. Chez Maisons usinées Côté, on visite le site de chaque client – même avant son achat ou la signature du contrat – pour repérer les défis potentiels et éviter les mauvaises surprises.

Depuis 2025, notre courtier immobilier interne accompagne même les clients dans la recherche et l’achat de leur terrain. »



2. Quels sont les éléments essentiels à prévoir dans le budget global du projet ?

Jonathan Barrette : « Il y a trois éléments principaux à considérer. D’abord, il y a le coût du terrain et tout ce qui s’y rattache. Ça comprend les tests de sol, le plan d’implantation, ainsi que le branchement aux réseaux d’aqueduc et d’égout municipal ou l’installation d’un puits et d’une fosse septique. Selon l’accessibilité du terrain, des frais de grutier pourraient également s’ajouter aux frais de livraison des modules.

Vient ensuite le coût des modules usinés, qui est de loin l’élément le plus facile à prévoir. Même que chez Maisons usinées Côté, le prix indiqué dans votre contrat est valide pour l’année en cours et la suivante.


Enfin, certains travaux restent à la charge du client, notamment l’excavation, les fondations, les raccords de plomberie et d’électricité, les balcons et la finition intérieure. Les clients doivent donc prévoir des soumissions d’entrepreneurs locaux. »

Myriam Lamarre-Huot, directrice développement hypothécaire, construction neuve, chez Banque Nationale du Canada

Myriam Lamarre-Huot : « La majorité des coûts engendrés pour ce type de projet peuvent faire partie du financement hypothécaire, même pour l’obtention du permis de construction ou l’ajout d’une clôture extérieure. Chaque projet est différent, d’où l’importance d’en parler à son directeur hypothécaire et d’obtenir de l’accompagnement personnalisé. »



3. Comment répartir les différents éléments de son budget ?

Jonathan Barrette : « Ça varie beaucoup et on ne peut pas attribuer de pourcentage exact, mais grâce à notre expérience et à notre collaboration avec les institutions financières, on peut présenter quelques points de repère avant de se lancer dans un projet.

Pour une maison de 1000 à 1 200 pi², on recommande d’ajouter de 150 000 à 200 000 $ (plus taxes) aux coûts des modules et du terrain pour couvrir les travaux à la charge du client. Cela représente de 50 à 75 % du coût des modules.



4. Quels éléments faut-il prendre en considération dans son choix de constructeur ?

Myriam Lamarre-Huot : « La réputation du constructeur est en tête de liste, surtout les références de gens en qui on a confiance.

Choisir une entreprise qui offre une garantie telle que la Garantie de construction résidentielle (GCR) simplifie grandement le financement du projet – qui autrement sera considéré comme une autoconstruction soumise à des critères beaucoup plus exigeants.

De plus, Banque Nationale travaille avec plusieurs constructeurs certifiés BNC, comme Maisons usinées Côté, ce qui signifie que des vérifications approfondies confirment que l’entreprise est en bonne santé financière et qu’elle répond aux exigences. Cette certification est renouvelable chaque année. »

Jonathan Barrette : « La qualité de l’accompagnement compte également pour beaucoup, à notre avis. En ce sens, nous avons créé un poste de coordonnateur de projet, soit une personne qui accompagnera les clients à toutes les étapes de leur projet de construction pour en faciliter la réalisation. »



5. Comment fonctionne le financement d’une maison usinée ?

Myriam Lamarre-Huot : « On analyse d’abord la situation financière des clients pour s’assurer qu’elle est adéquate et qu’elle répond aux normes hypothécaires exigées. Il est également primordial de confirmer que les clients disposent des fonds nécessaires pour ce type de projet, que ce soit sous forme d’épargne personnelle, de marge de crédit personnelle ou de don personnel.

La majorité des dossiers de maisons modulaires sont validés par un évaluateur agréé qui estime, à l’aide des plans et de la prévision des coûts, la valeur potentielle de la propriété une fois construite. Cette évaluation rassure toutes les parties impliquées, en confirmant entre autres que les clients payent le juste prix pour ce qu’ils ont.


Le financement est ensuite réparti en quatre déboursés progressifs, effectués aux étapes suivantes :

· À l’achat du terrain (ou lors d’un dépôt provenant de l’équité d’un terrain déjà acquis).

· Une fois les travaux préparatoires complétés (environ 25 %).

· À la livraison du module (paiement en totalité de la somme due au constructeur, soit 65 %).

· Une fois les travaux de finition complétés (environ 10 %).

Ces déboursés sont établis dès le départ du projet, mais doivent être autorisés via des inspections officielles réalisées par des évaluateurs agréés mandatés par les institutions financières. »

Jonathan Barrette : « Cette prévisibilité-là enlève un stress énorme. C’est l’avantage de collaborer avec une institution financière et un constructeur qui maîtrisent tous les rouages de l’habitation modulaire. »


Pour en savoir plus sur le financement d’une habitation modulaire

Myriam Lamarre-Huot
Directrice développement hypothécaire, construction neuve, Banque Nationale du Canada
450 541-3304 • myriam.lamarrehuot@bnc.ca