Qu’est-ce qu’un XTRA?
XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.
Porteurs du savoir-faire et des traditions
Dans bien des milieux, les aînés sont des repères naturels. Ils maîtrisent les subtilités du métier et possèdent des savoirs, des gestes et des façons de faire qu’ils perfectionnent au fil des années. Cette expertise, qu’elle soit professionnelle, familiale ou communautaire, participe à préserver un patrimoine vivant qui se transmet de génération en génération.
« Ce sont les personnes aînées qui contribuent à maintenir les traditions familiales et les gestes de solidarité qui donnent du sens à la vie collective. Elles portent une sagesse qui ne s’enseigne pas dans les livres, c’est-à-dire celle qui se transmet par la présence, l’écoute et l’attention », souligne Catherine Harel Bourdon, présidente-directrice générale de l’organisme Les Petits Frères.
Chaque jour, elle constate à quel point cette présence permet de faire vivre le tissu social. « Que ce soit les personnes que nous accompagnons — nos Grand·es Ami·es — ou les bénévoles plus âgés présents auprès d’autres personnes aînées, toutes créent des liens profonds et durables. »
Cette transmission se manifeste également dans le monde du travail, où l’expérience des travailleurs plus âgés en fait des mentors extraordinaires pour les jeunes générations qui entrent sur le marché professionnel, selon la chercheuse Martine Lagacé.
« Les travailleurs aînés connaissent bien souvent la culture implicite et les codes organisationnels, des éléments qui peuvent prendre plusieurs années à acquérir, fait-elle valoir. Les organisations qui mettent à profit l’expertise des plus âgés, par exemple au moyen de programmes intergénérationnels, affichent par ailleurs des taux d’engagement et de satisfaction au travail considérablement plus élevés, tant chez les jeunes que chez les plus âgés. »
Ambassadeurs de l’engagement citoyen
Dans les organismes et les associations, les personnes aînées sont loin de rester en retrait. Elles accueillent les nouveaux bénévoles et membres, mobilisent les troupes, transmettent la mémoire des organisations et mettent leur expérience personnelle et professionnelle au service de la relève ; un travail souvent discret, voire invisible, mais essentiel à la vitalité du milieu communautaire.
Selon Statistique Canada, en 2023, les retraités consacraient en moyenne 173 heures par année au bénévolat, comparativement à 90 heures chez les moins de 55 ans. Cet engagement est particulièrement marqué dans les organisations vouées à la qualité de vie des personnes aînées.
« Les aînés sont ainsi très engagés dans ces associations, dans une optique du « par et pour », précise Martine Lagacé. En font foi de grandes organisations comme la FADOQ ou l’Observatoire Vieillissement et Société. Chaque province et chaque territoire comptent de telles associations bénévoles, souvent pilotées par des personnes aînées et travaillant pour les personnes aînées. C’est d’ailleurs grâce à ces associations qu’on a pu constater, au cours de la dernière décennie, un engagement profond dans la lutte contre l’âgisme et un important travail de sensibilisation visant le mieux-être des aînés. »
Jane Barr, elle, a trouvé dans le jardinage une façon toute naturelle de contribuer à sa communauté. Elle s’implique au sein de l’initiative Incroyables Comestibles, qui transforme des parcelles urbaines inutilisées en potagers collectifs. Par sa bienveillance et sa croyance infaillible en l’entraide, Jane est convaincue qu’œuvrer en communauté est la meilleure réponse au chaos social. « Jardiner cultive l’esprit de communauté, apprend aux jeunes à faire pousser leurs propres aliments et rassemble les gens, comme le fait la nourriture », dit-elle.
Trouvez votre passion et vivez-la.
Jane Barr
Des piliers au sein des communautés culturelles
Dans les communautés culturelles et issues de l’immigration, les aînés jouent aussi un rôle de passeurs. Ils transmettent la langue, les traditions et la mémoire familiale, tout en créant des ponts entre les générations et les cultures.
« Les personnes aînées sont des piliers des communautés culturelles. Elles portent les traditions, les langues, les récits et les pratiques artistiques qui façonnent notre identité collective. Elles jouent un rôle central dans la transmission des valeurs ainsi que dans la préservation du patrimoine et de la culture », mentionne Catherine Harel Bourdon. Cette transmission est particulièrement importante sur le plan linguistique dans plusieurs communautés culturelles du Québec.
Une richesse inestimable
Si l’apport des personnes plus âgées à la société est souvent intangible, parfois discret, il demeure toujours essentiel, et cette contribution ne se mesure pas seulement en heures de bénévolat, d’après ce qu’observe Catherine Harel Bourdon : « Les aînés mettent leur écoute et leur disponibilité au service des autres. Ils sont des présences rassurantes, des points de repère et, parfois, de véritables « familles de cœur » pour des personnes qui ont peu de liens sociaux. »
Qu’il s’agisse de donner de son temps, de partager son expérience, sa présence ou ses ressources, les personnes aînées continuent de jouer un rôle actif dans la vitalité de nos communautés.