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L’ultime obstacle à surmonter pour s’exprimer en anglais en toute fluidité n’est peut-être pas un manque de vocabulaire, de pratique ou de motivation, mais plutôt une affaire de cerveau. « Pour bien parler l’anglais, il faut penser en anglais », explique Susan Doyle, enseignante et fondatrice de l’Académie Doyle. Voici comment, depuis 21 ans, son approche pédagogique appuyée par la science — et propagée par le « bouche à oreille » — aide des gens à l’horaire chargé à maîtriser une langue seconde en moins d’un an.
Innover en enseignement des langues
En 2003, Susan Doyle enseignait l’anglais à des gens d’affaires, et elle a constaté un problème récurrent : malgré leur assiduité en classe, les étudiantes et les étudiants se montraient incapables de progresser au-delà d’un certain plateau. « Je savais que, plutôt que de tout traduire dans leur tête, la solution était de leur apprendre à penser dans une nouvelle langue », précise-t-elle.
Comprendre le cerveau pour mieux lui enseigner
Le cerveau établit de nouvelles connexions et en renforce d’autres en fonction des expériences quotidiennes. L’Académie Doyle exploite ce mécanisme en recourant à la pleine conscience et en associant les apprentissages à des émotions, au vécu et aux interactions humaines, afin d’en favoriser la rétention.
On amène le cerveau à utiliser les neurones que nous développons chaque jour et à créer des automatismes qui, rapidement, vont amener l’apprenant à penser en anglais. Lorsque l’autonomie est atteinte, c’est que le cerveau s’est transformé. Les résultats sont spectaculaires — et permanents.
Des résultats marqués et des vies transformées
L’Académie Doyle rapporte que les étudiants qui s’impliquent en utilisant les outils mis à leur disposition atteignent l’autonomie en anglais : ils peuvent faire facilement dans cette langue tout ce qu’ils font en français. En outre, ils développent de vraies relations d’affaires.
Pour Julie Fortin, spécialiste principale en environnement, maîtriser l’anglais lui semblait impossible. Elle avait suivi de multiples cours, sans succès; elle avait presque perdu espoir d’améliorer sa carrière. Maintenant, les portes lui sont ouvertes pour propulser sa carrière au sein du gouvernement fédéral.
Mon cerveau a changé : je parle l’anglais plus rapidement et avec moins d’effort. J’ai l’impression de vivre en anglais, puisque je n’ai plus besoin de traduire. Je veux exprimer toute ma gratitude pour l’enseignement soutenu et de qualité. Les résultats sont impressionnants.
Martine Levesque avait, pour sa part, essayé une foule d’applis et de cours de langue, en vain. Son passage à l’Académie Doyle lui a permis d’atteindre ses objectifs en quelques mois seulement.
L’anglais était indispensable à mon plus grand rêve : entreprendre un tournant majeur dans ma vie professionnelle en travaillant à l’international. Le tour du monde est à ma portée !
Quand les écrans prennent trop de place
La place croissante du numérique dans l’apprentissage soulève des inquiétudes :
- Depuis 2012, les résultats moyens des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) reculent en lecture, en mathématiques et en sciences1. Les données montrent aussi que la distraction liée aux appareils numériques est associée à de moins bons résultats scolaires.
- Lors de son témoignage devant le U.S. Senate Committee on Commerce, Science, and Transportation, le neuroscientifique Jared Cooney Horvath a soutenu que l’omniprésence des technologies en classe pourrait contribuer au déclin observé de certaines capacités cognitives chez les jeunes générations2.
L’Académie Doyle choisit donc une approche volontairement peu technologique : écrire à la main, lire des livres, échanger avec d’autres humains, et exercer activement sa mémoire et son attention. « Notre cerveau s’adapte à ce que nous lui demandons régulièrement de faire, mais aussi à ce que nous cessons de faire », résume Susan Doyle. L’objectif : utiliser les neurosciences pour soutenir l’apprentissage, sans déléguer aux outils numériques le travail cognitif qu’il exige.
1. Résultats du PISA 2022 (Volume I) : Apprentissage et équité dans l’éducation, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), https://www.oecd.org/fr/publications/resultats-du-pisa-2022-volume-i_165f1d07-fr.html
2. Plugged Out: Examining the Impact of Technology on America’s Youth, Jared Cooney Horvath, https://www.govinfo.gov/content/pkg/CHRG-119shrg64111/pdf/CHRG-119shrg64111.pdf