Qu’est-ce qu’un XTRA?
XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.
Repenser les chantiers… et les façons de travailler
Chaque semaine, une escouade du Laboratoire centre-ville se réunit. Autour de la table se trouve une multitude d’équipes municipales : mobilité, travaux publics, urbanisme, développement économique, service de l’eau, arrondissement… La grande question à l’ordre du jour : comment améliorer la qualité de vie au centre-ville au moyen de solutions concrètes ?
Le Laboratoire centre-ville sert à tester des solutions qui amélioreront ultimement l’expérience citoyenne et les déplacements au centre-ville. Nous les testons dans des conditions réelles, afin d’obtenir rapidement des résultats concrets avant un déploiement à plus grande échelle.
Dans le cadre de cette initiative, la Ville de Montréal a lancé un appel à solutions auprès des jeunes entreprises innovantes. L’objectif : faire émerger de nouvelles idées pour répondre aux enjeux de mobilité et de coordination des chantiers au centre-ville.
Au total, 54 propositions ont été soumises par de jeunes pousses montréalaises. Parmi elles, cinq solutions ont été mises à l’essai sur le terrain pendant l’été.
Des drones pour réduire les entraves inutiles
L’un des principaux défis dans le secteur consiste à s’assurer que les occupations de la voie publique correspondent réellement aux travaux prévus, comme le fait remarquer le directeur du Service des infrastructures du réseau routier, Jean Carrier. « Les chantiers inactifs, les travaux réalisés par des tiers sans autorisation ou les entraves plus importantes que nécessaire nuisent tous à la fluidité des déplacements », dit-il.
IMAGE YVENS BANATTE POUR VILLE DE MONTRÉAL
Et si ces situations étaient presque repérées en temps réel ? C’est ce que propose une solution mise au point par la firme montréalaise Munera Intelligence. En croisant les données sur les chantiers et les permis délivrés par la Ville, l’outil permet aux équipes municipales de repérer rapidement les chantiers terminés où la signalisation est toujours en place. Elles peuvent ainsi intervenir aux bons endroits, au bon moment, réduire les entraves superflues et limiter les répercussions sur la population.
Optimiser les livraisons aux commerçants
En période estivale, les chantiers rendent les livraisons plus complexes, en plus d’alourdir la congestion dans un secteur déjà achalandé. Pour répondre à ces problèmes, Coop Carbone, avec ses partenaires La roue libre, Propulsion Québec et La Table ronde, a proposé un ingénieux modèle de logistique urbaine mutualisé. Les marchandises destinées aux restaurants sont acheminées à un « mini-hub » temporaire réfrigéré, un espace de livraison urbaine durable permettant de maintenir la chaîne de froid, puis livrées sur le dernier kilomètre à l’aide de vélos-cargos.
IMAGE SYLVAIN LEGARÉ POUR VILLE DE MONTRÉAL
Cette innovation résume bien la philosophie du Laboratoire centre-ville : miser sur des solutions accessibles, peu coûteuses, mais susceptibles d’avoir une portée majeure. « Ce n’est pas de la grosse technologie, souligne Maxime Thibault-Vézina. C’est simplement un système de mutualisation des livraisons pour réduire les entraves. On l’a testé à petite échelle cet été, mais on sent déjà qu’il y a de l’appétit pour cette solution, qui pourrait transformer l’expérience du centre-ville, autant pour les restaurateurs que pour les personnes qui s’y déplacent. »
Alléger les chantiers, sans compromettre la sécurité
Le Laboratoire centre-ville se donne aussi le droit de bousculer les façons de faire établies, par exemple en remettant en question certaines normes et réglementations actuelles en lien avec l’affichage autour des chantiers. Sur la rue Saint-Jacques, le projet du Quartier des gares a servi de terrain d’essai inédit. Les équipes municipales ont travaillé de concert pour repenser la signalisation temporaire autour de ce chantier d’envergure.
En innovant dans la manière de déployer la signalisation temporaire de chantier, certains dispositifs verticaux (cônes et bollards) ont été remplacés par du marquage au sol, et les panneaux indiquant les chemins de détour ont été enlevés. Le résultat : plus de 230 dispositifs de signalisation ont été retirés pour ce seul chantier. « C’est majeur, affirme Jean Carrier. Les travaux sont toujours là, mais l’environnement est beaucoup moins encombré, tant sur la chaussée que sur les trottoirs. »
IMAGES VILLE DE MONTRÉAL
L’initiative a même piqué l’intérêt du ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, responsable des normes en matière de signalisation. « Actuellement, les normes sont les mêmes, qu’il s’agisse d’un chantier autoroutier ou de travaux en ville, alors que les réalités sont complètement différentes », poursuit le directeur du Service des infrastructures du réseau routier.
Les approches mises à l’essai pour alléger l’environnement des chantiers pourraient-elles être déployées à plus grande échelle ? Les conclusions qui ont été tirées au sein du Laboratoire centre-ville pourraient contribuer à définir les pratiques de demain.