Publié le

Qu’est-ce qu’un XTRA?

XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.

Quand envisager de régler un conflit « à l’amiable » ?

On associe souvent la médiation aux cas de séparation et de divorce. Pourtant, cette méthode de règlement des différends peut se révéler utile dans de nombreuses autres situations de la vie courante.

« On tend à penser que la médiation ne peut être envisagée que dans des dossiers simples : pas de gros montants impliqués, pas de questions complexes ou techniques, pas plus de deux parties touchées… En réalité, elle convient aussi aux situations complexes qui impliquent plusieurs parties », explique Véronique Marquis, directrice générale de l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec (IMAQ).

La médiation est un processus volontaire qui a le grand avantage d’être flexible et de pouvoir s’adapter aux particularités de chaque situation conflictuelle. Le médiateur, neutre et impartial, n’impose pas de solution ; son rôle est d’encadrer les échanges, de clarifier les enjeux et d’aider les participants à explorer des options acceptables pour tous.

Le médiateur agit comme un chef d’orchestre, en veillant au respect des règles établies au départ, en tenant compte des besoins des différentes personnes autour de la table et en les guidant vers une solution satisfaisante pour elles.

Véronique Marquis, directrice générale, IMAQ


Contrôler le processus, les coûts et le résultat

La médiation peut accélérer l’atteinte d’une issue favorable pour toutes les parties, et souvent à moindre coût. « Devant les tribunaux, les délais sont importants, les parties disposent d’un contrôle limité sur le déroulement du processus et la démarche peut s’avérer lourde, tant sur le plan humain que du point de vue financier », souligne Véronique Marquis.

« D’autant plus que l’issue demeure incertaine : on peut être convaincu d’avoir raison, sans garantie que le jugement ira dans ce sens », ajoute-t-elle.

Le caractère confidentiel du processus constitue un autre avantage de taille, notamment dans un contexte commercial ou professionnel où les parties ont souvent intérêt à ce que leurs échanges demeurent privés. « Un jugement civil est public », note l’experte.


Préserver les relations

La médiation prend tout son sens lorsque les parties souhaitent préserver les liens qui les unissent. Pensons à une fratrie qui ne s’entend pas sur la façon de partager un héritage, à des associés de longue date qui souhaitent mettre fin à leur partenariat en bons termes, ou encore à des voisins ou des copropriétaires qui devront continuer de se côtoyer au quotidien.

Le médiateur instaure un cadre sécuritaire et respectueux à l’intérieur duquel les participants peuvent clarifier les sources du conflit et mieux comprendre le point de vue ainsi que les besoins de l’autre partie. Même lorsqu’elles n’aboutissent pas à une résolution, les démarches permettent généralement à chacun de cheminer.

Auprès des juristes, la médiation gagne sans cesse du terrain. Nous sommes de plus en plus nombreux à recommander à nos clients d’y recourir, à inclure en amont des clauses contractuelles qui prévoient de telles démarches avant qu’un différend n’escalade vers les tribunaux et à participer activement à la résolution de différends par ce processus.

MPierre Grenier, président, IMAQ


Et après la médiation ?

De la même façon qu’elles sont libres d’y participer ou non, les parties peuvent suspendre le processus ou y mettre fin en tout temps. D’autres avenues, comme l’arbitrage ou les recours judiciaires, peuvent alors être envisagées, sans que les échanges tenus lors des séances de médiation influencent la suite.

À défaut d’une entente, la médiation permet néanmoins d’apaiser les tensions et de clarifier les positions des parties. Si les parties arrivent à une entente satisfaisante, celle-ci peut être homologuée par le tribunal, ce qui lui confère la même force exécutoire qu’un jugement.


Le saviez-vous ?

Dans le cadre d’une médiation, on peut être accompagné : par un avocat, un représentant syndical, un expert ou toute autre personne de son choix.


Choisir un médiateur

Ce n’est ni l’offre ni la variété des profils qui manquent. Les médiateurs présentent une richesse de parcours juridiques, techniques, humains et organisationnels. Ils peuvent aussi compter sur des formations et des expériences qui leur permettent de bien saisir les contextes et d’accompagner efficacement les parties tout au long du processus de médiation. À titre d’exemple, les médiateurs de l’IMAQ sont issus d’une quinzaine d’ordres professionnels et interviennent dans l’ensemble des secteurs d’activité économique et sociale au Québec.

Une chose demeure essentielle : le choix du médiateur se fait d’un commun accord entre les parties. Et comment proposer une telle démarche ? « Comme les relations peuvent être tendues, l’idéal est de contacter l’autre partie par écrit, en présentant les avantages de la médiation. Parce que, après tout, on n’a rien à perdre à aller en médiation », conclut la directrice générale de l’IMAQ.