Depuis sa fondation, l’École des dirigeantes et des dirigeants des Premières Nations s’impose comme un lieu de dialogue et de transformation. Elle a déjà remporté son pari de former plus de 1000 leaders autochtones en moins de 5 ans. Cet automne, l’École souffle ses quatre bougies et profite de l’occasion pour mettre en lumière son plus récent programme : Relève, spécialement destiné aux jeunes leaders autochtones.

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Une offre adaptée aux besoins des communautés

L’École des dirigeantes et des dirigeants des Premières Nations (EDPN) a été fondée sur une idée simple, mais essentielle : offrir des formations qui sont adaptées aux réalités autochtones, conçues pour — et par — les Premières Nations.


Propulsée par l’École des dirigeantes et dirigeants HEC Montréal, l’EDPN repose sur un modèle de cocréation unique qui allie savoirs autochtones et approches universitaires. Chaque formation est donnée en binôme : un professeur de HEC Montréal et une experte ou un expert autochtone unissent leurs perspectives pour offrir une expérience à la fois rigoureuse et culturellement pertinente.

C’est cette rencontre de deux visions, celle des Premières Nations et celle du monde universitaire, qui rend nos formations si enrichissantes.

Nathalie Huntley, directrice, École des dirigeantes et des dirigeants des Premières Nations



En 4 ans, l’EDPN a développé 6 programmes réguliers, dont la durée varie de 4 à 14 jours. Les formations se donnent autant à HEC Montréal qu’en communauté, et ils couvrent des domaines variés : gouvernance, gestion, entrepreneuriat, leadership féminin, réconciliation économique et, tout récemment, relève.


Chaque formation est pensée pour répondre aux réalités des participantes et des participants, qui sont principalement des personnes élues, des gestionnaires, des entrepreneures et des entrepreneurs, ou encore de jeunes leaders. L’approche repose sur l’échange d’expériences et sur la création d’espaces sécuritaires où la parole circule librement.

Le cercle de partage, ancré dans la culture autochtone, fait partie intégrante de notre pédagogie. Il permet d’apprendre les uns des autres et de bâtir un réseau solide entre Nations.

Nathalie Huntley, directrice, École des dirigeantes et des dirigeants des Premières Nations



Un nouveau programme pour la relève autochtone

Lancé en mars 2025 à Mashteuiatsh, le programme Relève marque une nouvelle étape dans le développement de l’École. Destiné aux jeunes de 18 à 35 ans, il vise à les accompagner dans leur parcours personnel et professionnel, tout en nourrissant leur engagement pour leur communauté.

Le nouveau programme a été cocréé avec cinq organisations jeunesse autochtones, afin de refléter les aspirations et les besoins réels des jeunes sur le terrain. Il parle de leadership, mais aussi de la confiance en soi, de la prise de parole et de la compréhension du rôle que l’on souhaite jouer dans sa communauté.

Nathalie Huntley, directrice, École des dirigeantes et des dirigeants des Premières Nations


Dans le cadre du programme, une cinquantaine de participantes et de participants ont pris part à quatre jours de formation, ponctués de rencontres inspirantes avec des personnalités des Premières Nations, comme la sénatrice innue Michèle Audette; l’ancienne grande cheffe du Grand Conseil des Cris (Eeyou Istchee) et ministre fédérale des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty; l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et professeur associé à HEC Montréal Ghislain Picard; l’artiste atikamekw Eruoma Awashish; ainsi que le créateur de contenu abénakis Xavier Watso.



Une approche ancrée dans la collaboration et la réciprocité

Depuis ses débuts, l’EDPN cultive une approche basée sur la reconnaissance mutuelle et sur l’écoute. La codirection des programmes, la présence d’Aînées et d’Aînés en ouverture d’activités et la place accordée aux traditions témoignent de cette volonté d’honorer les savoirs autochtones tout en favorisant les échanges entre Nations.


La nomination de Ghislain Picard à titre de professeur associé à HEC Montréal symbolise bien cette synergie. Personnalité reconnue, il contribue activement à l’orientation stratégique de l’École et à son rayonnement. « Cette collaboration entre HEC Montréal et les Premières Nations, c’est plus qu’un partenariat institutionnel; c’est une rencontre humaine et intellectuelle », souligne Nathalie Huntley.



Des retombées concrètes pour les communautés

En moins de 5 ans, ce sont des centaines de leaders de pratiquement toutes les communautés des Premières Nations du Québec, ainsi que plusieurs participantes et participants Inuit et issus d’autres provinces canadiennes, qui ont pu profiter des formations de l’EDPN. Parmi les personnes formées, près des deux tiers sont des femmes, ce qui illustre la force du leadership féminin dans les communautés.


« Quand je regarde le chemin parcouru, je suis remplie de gratitude », confie Nathalie Huntley, qui ajoute : « Ce succès, c’est celui d’une grande équipe qui croit au pouvoir de la formation pour transformer nos communautés. »