Cela faisait des années que Jean-Luc Brassard cherchait. Or, en faisant une balade dans les bois, l'hiver dernier, il a enfin trouvé. La terre. Sa terre. Le lieu rêvé : un terrain dans la montagne, à Petite-Rivière-Saint-François, avec vue imprenable sur le fleuve.

Publié le 6 juin 2010
Silvia Galipeau LA PRESSE

«Il y a quelques mois, j'ai eu le coup de foudre en marchant dans la montagne», raconte le skieur acrobatique. C'était à la tombée de la nuit. Seul au monde dans la montagne, il venait d'entendre le bruit d'un cargo au large. Au loin, le soleil, dans un ciel aux multiples teintes de rosé, se couchait sur l'eau bleutée. «Si je ne mets pas la main sur ce terrain, je vais le regretter toute ma vie !» s'est-il dit. Amoureux fou de ce paysage «grandiose», il a donc acheté la terre, sur laquelle il espère bientôt construire un petit quelque chose. «Je veux quelque chose de petit, de modeste, un pied-à-terre pour vivre Charlevoix. Un chalet alpin, quelque chose de fondu dans le décor.»

Jean-Luc Brassard est porte-parole du Massif depuis maintenant cinq ans. Mais cela fait depuis bien longtemps que la région le fait rêver. Gamin, il y venait régulièrement avec sa famille. «J'adorais ça, les grosses montagnes. Et on les a dans le nez quand on est à Charlevoix.»

Puis, plus grand, il a beaucoup exploré le parc des Hautes-Gorges, celui des Grands-Jardins, tout en se promenant le long de la 362, de Baie-Saint-Paul à La Malbaie. «C'est une région qui m'a toujours fasciné, dit-il. On a vraiment un sentiment d'éloignement. On est à trois heures de route de Montréal, mais on a l'impression d'être à deux jours. Tout est très vaste.»

C'est à cause de cette immensité («les montagnes sont longues comme des baleines»), de ce mariage unique entre la mer et la montagne «qu'évidemment, j'ai eu un coup de coeur», dit-il.

Il parle d'ailleurs en connaisseur de la région, évoquant le Massif bien sûr («un centre de ski unique, collé ainsi sur un plan d'eau»), mais aussi les petits villages (Petite-Rivière-Saint-François, Cap-à-l'Aigle, Port-au-Persil, Les Éboulements, «les villages les plus pittoresques du Québec»), sans oublier Baie-Saint-Paul (« qui a gardé son côté rebelle»), et les Charlevoisiens eux-mêmes. «Je ne serai jamais un résidant, mais je les apprécie, dit-il. Ils ont un côté très fier, très l'fun. Ils ont encore très à coeur leurs parents qui ont travaillé dur, bûché, à une époque où ces montagnes-là, c'était une corvée.»

Le Charlevoix de Jean-Luc Brassard

1 Les balades

- Le long de la voix ferrée entre Petite-Rivière-Saint-François et Baie-Saint-Paul.

- À partir du quai de Cap-à-l'Aigle en direction est.

- Le tour de L'Isle-aux-Coudres (traversier gratuit).

- Une promenade sur les galets, à Port-au-Persil.

- Le rang Saint-Jean-Baptiste, derrière Saint-Urbain (pour la succession de vieilles maisons québécoises).

- La 381, à partir de Saint-Urbain, en direction de La Baie (pour les amateurs de routes à couper le souffle, on passe ici dans un col alpin où, l'hiver, les alpinistes de glace font de véritables ascensions).

2 La bonne bouffe

- La miellerie de Charlevoix : pour son miel offert sous forme de tire

(303 rue du Village, Les Éboulements, 418-633-6564, www.mielcharlevoix.com)

- Les fromageries de Charlevoix : La fromagerie St-Fidèle, 2815, boul. Malcom-Fraser,

- La Malbaie ; La maison d'affinage Maurice Dufour, 1339, boul. Mgr-de-Laval, Baie-Saint-Paul ;

- La laiterie Charlevoix, 1167, boul. Mgr-de-Laval, Baie-Saint-Paul.

- Le café des artistes de Baie-Saint-Paul, 25, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Saint-Paul.