Les Australiens ont été les premiers à «plancher». Et comme la journée de demain, 25 mai, a été déclarée par ses adeptes «Journée internationale du planking», cette nouvelle (et totalement absurde) mode recrutera assurément de nouveaux adeptes.

Sylvie St-Jacques LA PRESSE

Comment pratiquer le planking? Rien de plus simple: il suffit de s'allonger face au sol, droit comme un piquet, avec les orteils pointés et les bras le long du corps. Le visage du «plancheur» doit rester de marbre.

Activité gratuite, parfaitement inutile et totalement étrange, le planking fait un malheur sur Facebook. Sur la page Planking Australia, les plancheurs affichent des photos d'eux en train de pratiquer leur activité préférée sur des voitures, des télés, devant un autobus, sur une plage, en équilibre sur une cannette de Budweiser, sur deux chaises... Des chats et des toutous en peluche s'adonnent aussi à cette nouvelle forme d'expression corporelle.

Sans danger, le planking?

Tout dépend bien sûr du discernement (et du degré de sobriété) de celui qui le pratique. Le berceau du planking pleure d'ailleurs sa première victime, Acton Beale, un homme de 20 ans qui a basculé dans le vide après une séance de planking sur un balcon du septième étage à Brisbane. Et en Australie, cette pratique exaspère les forces de l'ordre, surtout quand ses adeptes se mettent dans des situations périlleuses, habités d'un désir de toujours aller plus loin pour la cause...

Demain, journée internationale du planking, les Montréalais oseront-ils s'allonger pour la cause? La Presse vous convie à une séance de planche demain à midi, à la place des Festivals (le long de la rue Jeanne-Mance, entre Sainte-Catherine et De Maisonneuve). Venez en grand nombre!