Les citoyens du Québec sont invités à adhérer à leur tour à la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.

Mis à jour le 15 mars 2010
LA PRESSE CANADIENNE

La Charte, lancée l'automne dernier par des représentants de l'industrie de la mode, des médias et appuyée par le gouvernement du Québec, vise à promouvoir des images corporelles diversifiées et saines à l'opposé des images de minceur extrême.

Maintenant, ce sont les citoyens qui sont invités à y adhérer, en transmettant sur le site web JeSigneEnLigne.com une photo d'eux-mêmes, avec leur signature et un court texte expliquant leurs raisons d'adhérer à la charte.

Cette campagne d'adhésion se fera en même temps qu'une campagne de sensibilisation, particulièrement auprès des jeunes de 14 à 25 ans, à la télévision, à la radio et sur Internet. Il y aura également de la publicité dans les médias sociaux et par affichage dans les cégeps et les universités.

La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a annoncé cette campagne, lundi «afin de rallier tout le Québec à la lutte pour une saine évolution des mentalités en matière de diversité corporelle».

«Nous voulons que tous, et plus plarticulièrement les jeunes, autant les garçons que les filles, prennent la parole sur ce site», a affirmé la ministre.

Cette charte n'a pas force de loi et ne prévoit aucune sanction en cas de non respect. Ses signataires s'engagent à refuser de souscrire aux idéaux esthétiques basés sur la minceur extrême.

L'idée de départ de cette charte vient de deux jeunes, Léa Clermont-Dion et Jacinthe Veillette, qui ont souffert d'anorexie à l'adolescence et qui ont ensuite lancé chacune une pétition contre l'image de minceur extrême et les pressions sociales pour se conformer à cette image.

Selon le ministère, au moins 10 pour cent des Québécoises de 13 à 30 ans souffrent d'un trouble de l'alimentation important, alors que 3 pour cent ont un trouble de l'alimentation sévère.