Des spécialistes américains pensent que pour certaines personnes obèses, la perte de poids n'est pas qu'une question de volonté, mais qu'on peut entraîner son cerveau à répondre différemment aux aliments. Leurs conclusions ont été publiées dans l'édition du mois d'août du Journal of the American Dietetic Association.

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«Même les personnes très motivées et les patients au fait des questions de nutrition luttent pour se retenir de manger des aliments riches en sucre, en sel et en mauvaises graisses,» selon le chercheur Brad Appelhans, psychologue clinicien au Rush University Medical Center de Chicago.

Les auteurs de l'étude ont exposé brièvement trois processus cérébraux qu'ils pensent associés à la suralimentation et à l'obésité: les récompenses alimentaires (le plaisir de manger), le contrôle inhibiteur (ne pas savoir manger avec modération), et l'impatience (choisir le plaisir immédiat de manger des aliments gras plutôt que de prendre le temps de choisir des produits plus sains)

Les chercheurs recommandent les stratégies suivantes pour entraîner votre cerveau à moins manger:

• Évitez les tentations en enlevant tout produit trop calorique de votre maison ou de votre lieu de travail.

• Suivez scrupuleusement votre liste de courses de bons produits, ou faites vos achats en ligne pour éviter d'être tenté d'acheter certains produits au supermarché.

• Gérez votre stress, car il peut déclencher la suralimentation.

• Évitez les restaurants et les buffets à volonté qui vous encouragent à manger plus.

Les chercheurs recommandent aussi de se concentrer sur des objectifs de perte de poids à court terme, surtout en début de régime.

Une autre étude, publiée le mois dernier, a montré que pour les personnes se lançant dans un régime ambitieux, le corps tend à résister en ralentissant son métabolisme. Pour neutraliser ce mécanisme,  des scientifiques de l'Université de l'Illinois recommandent aux personnes en surpoids de commencer leur régime doucement et d'éviter de trop restreindre leur consommation calorique avant que le corps s'ajuste à un apport moindre.

Pour accéder à la nouvelle étude: adajournal.org/article/S0002-8223%2811%2900586-4/fulltext