Ceux qui trouvent que les Lundis sans viande n'ont pas leur place à l'école seront peut-être surpris d'apprendre que c'est déjà chose faite, de manière non officielle du moins. À l'initiative de quatre élèves de 13 ans, ils ont déjà fait leur entrée au collège Mont-Saint-Louis.

Ève Dumas LA PRESSE

Le projet Pas de viande le lundi (PDVLL) est né le 24 septembre dernier, avant même que l'on connaissance l'existence d'un volet franco-québécois des «Meatless Mondays». Julia Côté-Vienneau est à l'origine de cette campagne étudiante fortement axée sur l'environnement.

 

La jeune fille a pris connaissance de l'impact écologique de l'agriculture animale, et surtout de la quantité d'eau consommée pour produire de la viande, dans un cours de science. La jeune militante en herbe a donc pensé qu'en réduisant sa consommation de viande et en encourageant ses pairs à faire de même, elle pourrait peut-être faire une différence.

Le mouvement compte maintenant plus de 120 membres. Des amis, des camarades de classe et leurs parents ont décidé de les suivre et de bouder la viande et le poisson tous les lundis.

«L'environnement nous tient vraiment à coeur et le fait de ne pas manger de viande le lundi diminuerait un peu l'eau que nous consommons. Nous ne mangeons donc plus de viande le lundi pour aider notre planète et ses habitants.»

Le petit comité organisateur de PDVLL, composé aussi de Juliane Vandal, de Marilou Pernika et de Carolanne St-Laurent, compte poser des affiches au collège Mont-Saint-Louis pour promouvoir le projet.

Joint hier, le directeur général du collège, André Lacroix, n'avait pas encore entendu parler de la campagne PDVLL, mais il s'est dit très ouvert à ce genre de projet. «Au collège Mont-Saint-Louis, nous aimons dire que nous sommes plus qu'une école. Nous sommes un milieu de vie. Lorsqu'un élève vient nous présenter un projet, nous l'écoutons et sommes habituellement très réceptifs», a-t-il affirmé.

Les collèges Regina Assumpta et Reine-Marie comptent également des élèves qui sont végétariens les lundis. Les quatre jeunes organisatrices ont demandé à leurs amis de faire de la publicité dans ces écoles. De plus, PDVLL a eu l'autorisation d'installer des affiches dans les stations de métro.

Mais pour l'instant, Julia travaille fort à convaincre les gens qu'on peut préparer des mets végétariens savoureux et équilibrés. «Il n'y a qu'à remplacer le jambon par du végépâté. On peut aussi cuisiner des pâtes ou des sautés au tofu. C'est facile et c'est bon», affirme celle qui, au départ, n'était pas une grande consommatrice de viande.

La responsable de PDVLL se dit bien sûr ouverte à l'idée de travailler avec les organisateurs des Lundis sans viande. L'invitation est donc lancée!