Voici sept histoires d'athlètes qui ont dû composer avec le deuil

Mis à jour le 23 févr. 2010
Karim Benessaieh LA PRESSE

Dan Jensen

Grand favori aux 500 et 1000 mètres lors des Jeux de Calgary, en 1988, le patineur de vitesse américain Dan Jensen a appris quelques heures avant sa course que la leucémie avait emporté sa soeur Jane. Il a tout de même pris le départ du 500m et du 1000 mais a chuté dans les deux cas. Mêmes insuccès en 1992 à Albertville. Il a dû attendre sa dernière course, à Lillehammer, en 1994, pour mettre la main sur une récompense olympique: la médaille d'or au 1000m.

Sylvie Fréchette

 

Quelques jours avant son départ pour les Jeux de Barcelone, en 1992, la nageuse a appris le suicide de son conjoint. Ce deuil s'ajoutait à la perte six mois plus tôt de son grand-père, qui l'avait élevée et qu'elle considérait comme un père. Sylvie Fréchette s'est vue privée de sa médaille d'or en nage synchronisée à cause de l'erreur d'une juge brésilienne. Elle l'a finalement regagnée après 18 mois de bataille contre le Comité international olympique.

Ron Karnaugh

Le nageur américain Ron Karnaugh était favori au 200m quatre styles combinés pour les Jeux de Barcelone, en 1992 . Peu avant la compétition, son père, âgé de 61 ans, a succombé à une crise cardiaque après être tombé de l'escalier d'où il prenait son fils en photo. Karnaugh a tenu à participer aux Jeux et a terminé sixième en finale.

Danielle Goyette

Au début des Jeux de Nagano, en 1998, la joueuse de hockey Danielle Goyette a perdu son père. Elle n'a pas remis en question sa participation et s'est lancée dans le tournoi avec une énergie farouche. Elle a terminé première marqueuse avec huit buts. «J'avais tout gardé en moi pendant le tournoi pour ne pas déranger l'équipe, je n'ai jamais montré ma peine dans le vestiaire. Et puis je pense que papa m'a poussée dans le dos», a-t-elle déclaré.

Tiger Woods

Tiger Woods a perdu son père le 3 mai 2006. Un mois plus tard, pour la première fois de sa carrière, il a raté la qualification à l'Omnium des États-Unis. Son passage à vide n'a pas duré: le mois suivant, en juillet, il a remporté brillamment l'Omnium britannique par deux coups devant Chris DiMarco. Lors de la conférence de presse, il n'a pu contenir ses larmes devant les caméras. «Je ne pouvais pas m'arrêter, a-t-il expliqué. Mon père me manque tellement.»

Chanelle Charron-Watson

En juillet 2006, deux jours après avoir récolté ses trois premiers titres nationaux et signé la «performance de sa vie», la nageuse Chanelle Charron-Watson a appris le suicide de son conjoint. La nageuse originaire de Gatineau a mis sa carrière entre parenthèses. Elle est revenue en force en 2007 au point d'être considérée comme un des meilleurs espoirs canadiens aux Jeux olympiques de Pékin. Elle n'est toutefois pas parvenue à se qualifier. Elle a annoncé sa retraite en février 2009.

Alon Mendel

Spécialiste du 200m papillon, le nageur israélien Alon Mendel était à l'entraînement à Pékin, au début de mois d'août 2008, quand il a appris la mort de son père qui avait fait une chute alors qu'il accrochait une bannière en l'honneur de son fils à Netanya, en Israël. Après avoir consulté sa famille, Mendel a continué son aventure olympique et a établi un nouveau record israélien.