Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, enquêtera sur au moins deux plaintes au sujet de la place du français dans la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver.

Hugo De Grandpré LA PRESSE

Son bureau a refusé de dire combien de plaintes il avait reçues jusqu'ici. Au moins un organisme a annoncé publiquement la sienne: la Ligue québécoise contre la francophobie canadienne. Mais il ne serait pas seul à avoir entrepris une telle démarche à la suite du spectacle controversé, a indiqué Robin Cantin, porte-parole du Commissariat aux langues officielles.

 

L'organisme a déjà jugé que ces plaintes sont recevables, c'est-à-dire que l'incident auquel elles se rapportent pourrait être assujetti à la Loi sur les langues officielles, a indiqué M. Cantin. Les enquêteurs se penchent maintenant sur le fond de l'affaire.

On ignore pour l'instant quand les plaignants recevront une réponse et s'ils décideront de la rendre publique. «Le processus est confidentiel et il leur revient de décider ce qu'ils en divulguent», a expliqué le porte-parole.

Une chose est sûre, cependant: ces rapports ne seront pas les seuls rédigés sur l'affaire. Le commissariat s'attend en effet à recevoir une véritable avalanche de comptes rendus d'ici au mois de juillet puisque chaque organisme ou ministère fédéral touché par les Jeux doit remettre un rapport sur la place des langues officielles dans ses activités olympiques. Par la suite, le commissaire Fraser fera son propre rapport, qu'il doit remettre au Parlement avant de le rendre public.

On pourrait donc devoir attendre jusqu'à l'automne prochain pour connaître la position officielle de Graham Fraser sur la place du français dans les Jeux. Il se peut toutefois qu'il l'exprime avant, en conférence de presse, par exemple.