Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a joint sa voix à ceux qui auraient souhaité que la langue française soit plus présente lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver.

Mis à jour le 13 févr. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

«C'était magnifique la cérémonie d'ouverture. Ils ont bien réussi leur coup, mais tout le monde aurait souhaité plus de français dans la cérémonie d'ouverture. Bon, ça fait partie du domaine des souhaits et de ce que nous espérons pour le reste des Jeux», a-t-il dit après un événement faisant justement la promotion de la francophonie à ces Jeux d'hiver, samedi à l'hôtel Fairmont a Whistler.

Devant quelques journalistes du Québec, M. Charest a reconnu que le mandarin est davantage présent en Colombie-Britannique que la langue française. Mais s'il croit que bien des efforts ont été faits, il pense aussi qu'il y a encore place à l'amélioration.

«Comme c'est une langue olympique, on s'attend qu'elle soit présente, qu'elle soit disponible, qu'elle soit une langue de référence pendant les Jeux.»

Le Secrétaire général de la francophonie, Abdou Diouf, a d'ailleurs exprimé sa volonté que ces Jeux soient en quelque sorte exemplaires.

«Des Jeux verts. Des Jeux respectueux de leur environnement et des Jeux bilingues, respectueux de la diversité linguistique et culturelle.»

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et le président du CIO, Jacques Rogge, qui avaient annoncé leur présence, étaient absents.

M. Rogge a évoqué la tragédie de la veille pour exprimer son absence, soit l'enquête sur le décès du lugeur géorgien Nodar Kumaritsahvilli a l'entraînement.

M. Harper était représente par l'olympienne et sénatrice Nancy Greene.

Une centaine de personnes ont assisté à l'événement mis sur pied par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Fait à noter, le discours en anglais du directeur général du COVAN, John Furlong, à cet événement en a fait sourciller plus d'un. D'ailleurs, plusieurs ne l'ont même pas écouté tellement le bruit des chuchotements était perceptible dans la salle. Il a d'ailleurs été le seul à s'adresser aux convives en anglais.

Nancy Greene s'est pour sa part adressée à la foule en français, même si c'était parfois hésitant.

«Je tiens à vous assurer que le comité d'organisation des Jeux de Vancouver et Whistler a tout mis en oeuvre pour que le français ait la place qui lui revient lors de ces olympiques d'hiver.»

Elle a aussi bien fait rire la foule lorsqu'elle a dévoilé que Jean Charest est non seulement un bon ami, mais un bon skieur aussi.

M. Charest était déçu de ne pouvoir assister à des compétitions de ski, reporte en raison de la météo. Il devait cependant aller voir le patineur quebecois Charles Hamelin a l'oeuvre en soirée, avant de quitter lundi soir pour le Québec.

D'ici là, M. Charest en profite peut-être pour vanter les charmes de la Ville de Québec, qui souhaite ardemment présenter sa candidature. En tout cas, ce serait l'occasion de corriger un oubli majeur à la cérémonie de la veille.

«Québec, à mes yeux à moi, est une ville faite sur mesure pour recevoir des Jeux olympiques d'hiver. Et Gaétan Boucher, qui est l'un des grands olympiens, surtout après ses prouesses de 1984, est l'un de ceux à qui on aura sans doute l'occasion de rendre hommage. Vous savez, il y a déjà un anneau de glace qui lui est dédicacé a Québec. Et il y aura des occasions de lui rendre hommage. Je n'ai pas de doutes là-dessus.»