La Québécoise Eugénie Bouchard s'est facilement qualifiée ce matin pour le troisième tour des Championnats juniors de tennis de Wimbledon.

Michel Marois LA PRESSE

La joueuse de Westmount a disposé de l'Autrichienne Barbara Haas, 6-0, 6-3, dans un match qui avait été interrompu la veille par la pluie et l'obscurité. «J'aime bien jouer sur gazon et je crois avoir bien fait jusqu'ici, a raconté Eugénie. J'avais vraiment été dominante, mardi avant la pluie, et j'ai pu terminer le match facilement.»

Cinquième favorite cette semaine en simple, Bouchard affrontera l'Américaine Krista Hardebeck en huitièmes de finale jeudi.

Déjà demi-finaliste aux Internationaux juniors d'Australie, en janvier, championne d'un premier tournoi professionnel au printemps, Bouchard n'avait pu prendre part au tournoi junior de Roland-Garros en raison d'une blessure.

«Je n'ai plus de problème avec ma jambe, a-t-elle expliqué. Je porte encore un bandage, mais ce n'est que pour me protéger. J'aime beaucoup Wimbledon et j'espère aller loin dans le tournoi.»

Bouchard est aussi engagée en double et l'équipe qu'elle forme avec l'Américaine Grace Min est deuxième favorite. Elles ont remporté mercredi leur premier match, 6-0, 6-3, contre les Britanniques Lucy Brown et Francesca Stephenson.



Des examens bientôt

Eugénie Bouchard est accompagnée à Londres de sa famille et d'un entraîneur temporaire, Matt Baccarini. «Je prends les décisions importantes sur ma carrière avec mes parents, a-t-elle rappelé. Ils ont mes intérêts à coeur et sont les mieux placés pour me conseiller.

«Je suis présentement en transition entre les rangs juniors et professionnels, a-t-elle expliqué. Je ne jouerai d'ailleurs pratiquement que des tournois "pros" avant l'Omnium des États-Unis junior. Cela dit, la pression est plus forte chez les juniors, il y a des filles plus jeunes que moi et je n'ai pas envie de perdre contre elles!»

En plus du tennis, Bouchard complète présentement par correspondance sa dernière année au secondaire. «C'est comme avoir deux emplois à temps plein, a-t-elle raconté hier. J'ai raté les examens en juin parce que j'étais en Europe et je devrai les reprendre en août. Normalement, je devrais étudier le soir, mais croyez-vous que j'aurai envie d'ouvrir mes livres de maths, ce soir, après deux matchs à Wimbledon?»

Le public québécois pourra voir la déterminée jeune femme de 17 ans, l'un des plus beaux espoirs du tennis canadien, au Challenger de Granby, dans quelques semaines.