Devon Kershaw était déçu de sa performance lors de la cinquième étape du Tour de ski. En fin de compte, cette 18e place au 5 kilomètres classique ne lui a pas trop coûté: en dépit d'un recul d'une trentaine de secondes, il conserve sa cinquième place au classement général.

Simon Drouin LA PRESSE

«C'est une déception, c'est sûr, mais au moins c'est seulement un cinq kilomètres», a philosophé l'Ontarien de 29 ans avant d'avoir eu le temps de comptabiliser ses pertes.

Kershaw a éprouvé des ennuis sur ces skis sans cire passés au papier de verre.

«C'est difficile de se fier à ses skis dans des conditions comme celles-là, parce que dans la tête, on sait qu'il n'y a pas de cire! s'est-il exclamé. Je devrai m'améliorer sur cet aspect. Je n'étais simplement pas en mesure de transmettre la puissance à mes skis, de puncher

Babikov a fini

De son côté, Ivan Babikov, l'autre Canadien en lice, n'avait pas trop envie de causer cire. Il était simplement heureux d'avoir complété la distance (72e à 1 minute et 16 secondes du gagnant) après sa grosse chute de dimanche, qui l'a laissé avec un poignet gauche endolori et une coupure sur le nez.

«Mon corps n'était pas là, c'était dur», a dit le Russe d'origine, qui a reçu l'aide de la Dre Mireille Belzile, mère d'Alex Harvey, pour bander son poignet.

Kershaw sera à surveiller au sprint d'aujourd'hui, qu'il a remporté l'an dernier.Babikov, 38e au général, se concentrera sur le 35 km de demain et la montée finale de dimanche à l'Alpe Cermis, deux courses où il a lui aussi déjà réussi le meilleur temps.