Jadis pressenti comme le centre d'avenir des Blue Jackets de Columbus, Derick Brassard, 24 ans, vit des moments sombres avec son équipe.

Mis à jour le 6 déc. 2011
Mathias Brunet LA PRESSE

Ce choix de première ronde des Jackets en 2006 (sixième) n'a amassé que 4 points en 19 matchs (fiche de -10) et son entraîneur Scott Arniel l'a laissé de côté lors de 7 des 11 derniers matchs de l'équipe.

«Les deux premiers mois de la saison ont été les pires de ma carrière», a-t-il dit hier au téléphone, après un entraînement à Tremblant, dans les Laurentides, à la veille de l'affrontement contre le Canadien, ce soir.

L'ancien joueur de centre de Guillaume Latendresse chez les Voltigeurs de Drummondville demeure prudent.

«J'essaie de rester positif même si ce n'est pas facile, de façon à ce qu'on n'ait rien à me reprocher de ce côté-là. Je tente de rester un bon coéquipier. Tout ce que je veux, dans le fond, c'est de jouer et d'avoir du plaisir.»

Ainsi, il ne commentera pas la virulente sortie de son agent Allan Walsh à l'endroit de l'entraîneur Arniel.

«J'ai beaucoup de respect pour le DG Scott Howson et les dirigeants de l'équipe, mais la situation de Derick est devenue insoutenable, a déclaré Walsh au Columbus Post Dispatch, la semaine dernière. Cet entraîneur a la réputation d'enterrer certains joueurs et leur faire porter l'odieux pour son propre manque de succès sur la glace.»

Comment expliquer le début de saison difficile de Brassard, après qu'il eut atteint un sommet en carrière avec 47 points l'an dernier?

«J'ai commencé l'année au sein du quatrième trio, dit-il. J'ai obtenu trois points dans les quatre matchs où j'ai joué dans le premier trio, mais le club perdait et l'entraîneur devait trouver de nouvelles combinaisons. On a commencé la saison avec une fiche de 0-10. C'est dur d'avoir du succès avec un club qui ne joue pas bien. Je ne suis pas le seul, tout le monde a de la difficulté individuellement, bien que ça se soit replacé dernièrement. La confiance n'est pas là.»

Derick Brassard ne serait pas surpris d'être échangé prochainement.

«J'entends beaucoup de rumeurs de transaction à mon sujet depuis trois semaines et ce sont des sources fiables, pas des choses inventées sur l'internet. Parfois, on me dit que c'est vraiment proche. J'ai hâte de voir.»

Le nom de deux équipes revient souvent dans les rumeurs: les Flames de Calgary et les Sénateurs d'Ottawa.

Mais Brassard a un salaire moyen de 3,2 millions comptabilisé annuellement dans la masse salariale jusqu'en 2013-2014, ce qui rend sans doute un échange plus difficile.

«J'imagine qu'un club devra offrir un joueur qui touche un salaire semblable au mien pour m'obtenir», dit-il.

Après un départ catastrophique, les Blue Jackets se replacent tranquillement. Ils ont une fiche de 4-4-2 à leurs 10 derniers matchs.

Rick Nash a une fiche de 19 points en 26 matchs (-14). Jeff Carter, obtenu en échange de Jakub Voracek et d'un choix de première ronde, a 8 points en 15 matchs. R.J. Umberger a 7 points en 26 matchs.

Brassard ne sait toujours pas s'il jouera ce soir.