Louis Leblanc veut être une véritable éponge cette saison chez les Bulldogs de Hamilton et tout absorber l'enseignement dont il va bénéficier. Le jeune attaquant souhaite faire sa marque dans la Ligue américaine, en ayant en tête la possibilité d'un rappel par le Canadien.

Publié le 2 nov. 2011
Robert Laflamme LA PRESSE CANADIENNE

Rétabli de l'opération à l'épaule gauche qu'il a subie au terme de la dernière saison, Leblanc a connu un départ prometteur dans les rangs professionnels, la semaine dernière.

Leblanc a connu un premier match de trois points, le 27 octobre, étant l'auteur du but gagnant en prolongation. En quatre rencontres, il a un but et trois passes à sa fiche. Il montre un différentiel de -1 en défense.

«Ça se passe bien pour moi, mais l'équipe vient de subir trois défaites...», mentionne-t-il, en entrevue.

Le Canadien ne veut pas brûler les étapes avec son choix de premier tour en 2009. Avant qu'il ne fasse ses débuts, l'entraîneur-chef, Clément Jodoin, lui a simplement rappelé de ne pas tenter de trop en faire au retour d'une inactivité de 24 semaines.

«C'est une saison d'adaptation pour moi, affirme Leblanc. Les Bulldogs sont une jeune équipe. Il y a beaucoup de temps de glace disponible. Ce sera une bonne saison pour apprendre.»

Après n'avoir passé qu'une seule saison au hockey junior québécois, chez le Junior de Montréal (58 points en 51 matchs), Leblanc se dit prêt à assimiler les rudiments du métier, tant sur la glace qu'à l'extérieur.

La vitesse d'exécution est «quelques coches plus haute» dans la Ligue américaine, a-t-il déjà constaté.

«Je joue contre des gars âgés de plus de 30 ans, qui ont des enfants et du vécu dans la Ligue nationale.

«Chez les Bulldogs, j'ai un coéquipier, Brian Willsie, qui a joué plus de 350 matchs dans la Ligue nationale et qui a côtoyé des légendes comme Joe Sakic, avec l'Avalanche du Colorado, a-t-il souligné. Je peux apprendre énormément à le côtoyer. Ce sera une bonne école de vie pour moi.»

À l'aile droite, s'il le faut

Sur le plan hockey, le patineur de Pointe-Claire a précisé ne pas avoir établi d'objectifs de production à l'attaque.

«Je veux fournir un effort constant et m'améliorer dans tous les aspects de mon jeu, devenir un joueur complet et polyvalent. C'est là-dessus que je centre toutes mes énergies», mentionne-t-il.

S'il tire bien son épingle du jeu, qui sait si le Tricolore ne pourrait pas le rappeler pour quelques matchs en cours de saison?

Repêché comme un joueur de centre, le jeune homme de 20 ans se dit prêt à poursuivre son apprentissage à l'aile droite, si c'est ce qu'on souhaite.

Dans les quatre matchs qu'il a livrés, il a déjà évolué aux deux positions. Il a rappelé que c'est comme ailier droit qu'on l'a utilisé au sein d'Équipe Canada junior, la saison dernière.

«Centre ou ailier, je n'ai pas de préférence, résume-t-il. J'estime que ce serait un atout pour moi de bien me tirer d'affaire aux deux positions. J'augmenterai mes chances de graduer plus vite.»