Pour Mark Chipman, le propriétaire des Jets de Winnipeg, c'est assez clair: si jamais la LNH se cherche une nouvelle ville pour accueillir une équipe en difficulté, Québec devrait être le premier choix.

Mis à jour le 8 oct. 2011
Richard Labbé, envoyé spécial LA PRESSE

«Je crois que Québec est le prochain marché logique pour la Ligue nationale, a affirmé M. Chipman en entrevue téléphonique avec La Presse. Il s'agit d'un marché fantastique, sans aucun doute. Tout le monde est bien au fait de la passion qui anime les fans là-bas.»

Prudent, le patron des nouveaux Jets ajoute du même souffle qu'il ne sait pas quand le tour de Québec viendra. «Je n'en ai aucune idée. Ce que je sais, c'est que la LNH déteste avoir à déménager des équipes, et je n'ai pas entendu dire qu'une équipe du circuit était sur le point de déménager.»

Déjà fort occupé avec la renaissance des Jets à Winnipeg, Mark Chipman avoue ne pas être au fait des dernières nouvelles dans le dossier du retour des Nordiques. Mais s'il a un conseil à donner, c'est celui-ci: pour Québec, ça prend un nouvel aréna au plus vite.

«Les gens de Québec doivent comprendre qu'avant tout, il doit y avoir un nouvel aréna dans le portrait. On n'y échappe pas. Dans notre cas à nous, on a construit un nouvel aréna sur un acte de foi, en quelque sorte. On l'a fait en espérant, sans même savoir si on allait avoir une équipe de la LNH un jour. Alors, on a eu du hockey mineur en attendant, en sachant qu'on allait être capable de sortir notre club de hockey mineur de l'aréna, pour le remplacer par un club de la Ligue nationale.

«Ce qui est critique, c'est le nouvel aréna. Est-ce que ce dossier avance à Québec? S'il y a un nouvel aréna, je crois que tout le reste importe peu. Un nouvel aréna, c'est tout ce qui compte.»

À Winnipeg, le propriétaire des Jets a bien sûr entendu parler de toutes les manifestations bleues organisées par les gens de Québec. Une stratégie bien différente de la stratégie employée par le groupe de Winnipeg, où tout était plutôt axé sur le silence et la discrétion.

Pas de bruit

«Je dirais que ce fut critique pour nous, a expliqué Mark Chipman. Après notre présentation en 2007 devant les gouverneurs de la Ligue, on s'était assuré de ne jamais faire de bruit, c'était de première importance pour nous. On ne voulait pas en parler publiquement, parce que ç'aurait été injuste pour les fans. On ne voulait pas qu'ils s'emballent pour rien.

«Ce que font les gens de Québec, je ne sais pas si c'est efficace ou non. C'est dur à dire. Je ne suis pas certain de savoir ce qui fonctionne le mieux pour eux. Il est probablement déjà très clair que les gens de Québec sont des passionnés de hockey, je ne sais pas si ces grandes manifestations peuvent aider.»

Et ces rumeurs qui parlaient d'une «course» entre Winnipeg et Québec il y a environ un an, pour l'obtention d'une équipe de la LNH? Selon M. Chipman, il n'y a jamais eu de course.

«Je n'ai pas entendu parler d'une course entre nous et Québec. Tout ce que je savais, c'est que certaines équipes avaient des ennuis financiers. On racontait que Phoenix faisait partie des possibilités, des clubs qui allaient peut-être devoir déménager, mais pour nous, il était aussi très clair que la ligue préférait garder les Coyotes en Arizona. En ce qui concerne les Thrashers d'Atlanta, je savais qu'ils éprouvaient des ennuis, mais je n'étais certain de rien.»