Deux buts marqués à cinq contre trois ont propulsé le Canadien vers une victoire de 2-1. Une victoire qui force la tenue d'un septième match qui sera disputé dès mercredi soir au TD Garden.

François Gagnon LA PRESSE

Pourquoi si vite? «Pourquoi pas?» a répliqué Brian Gionta qui a enfilé le but gagnant en début de deuxième période, qui a dominé le Tricolore avec six tirs au but et qui a récolté la troisième étoile du match.

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Un match qui a débuté en trombe et qui est passé près de tourner à l'émeute à 3:27 du premier tiers. Brian Gionta, qui venait de sauter sur une rondelle échappée par Tim Thomas, a marqué un but qui a soulevé la foule. Les serviettes blanches agitées dans le cadre de la célébration de cet autre but rapide du Tricolore ont rapidement pris la direction de la patinoire lorsque les partisans ont réalisé que l'arbitre Kevin Pollock venait de le refuser. Incapable de voir la rondelle échappée par Thomas, Pollock avait injustement sifflé un arrêt de jeu.

Les fantômes à la rescousse

Comme lors des deux derniers revers, deux revers encaissés en prolongation, les fantômes semblaient avoir abandonné le Tricolore.

Ils sont vite revenus en renfort.

Surpris avec trop de joueurs sur la glace, les Bruins se sont retrouvés à trois contre cinq alors que Dennis Seidenberg a écopé une pénalité pour coup de bâton aux dépens de Michael Cammalleri dès la reprise du jeu.

Le franc-tireur du Canadien en a profité. Avec un tir sur réception décoché en déposant son genou gauche sur la patinoire, Cammalleri a logé la rondelle dans la lucarne pour inscrire son troisième de la série.

Les Bruins ont nivelé les chances tôt en deuxième. D'un angle fermé, Seidenberg a profité d'une largesse de Price qui avait omis de bien coller son poteau gauche.

Les fantômes sont aussitôt revenus à la rescousse du Tricolore.

Coupable d'une sévère mise en échec par derrière qui a fait crouler Jaroslav Spacek pour le compte de 10, Milan Lucic a été chassé de la rencontre. Il a aussi écopé d'une pénalité majeure de cinq minutes. Seize secondes plus tard, Patrice Bergeron, en voulant dégager, a raté la baie vitrée et la rondelle s'est retrouvée dans la foule. Le Québécois a été aussitôt chassé.

Sur un jeu identique à celui qui lui avait permis de marquer en première, Cammalleri a décoché un puissant tir sur réception. Thomas a effectué l'arrêt. Scott Gomez s'est emparé du retour, la rondelle a ricoché vers Gionta qui n'a pas raté sa chance.

Le Canadien fera bien sûr face à l'élimination encore mercredi soir. Il est toutefois acquis qu'il pourra compter sur Michael Cammalleri. Car avec ses deux points récoltés mardi, le meilleur marqueur de la LNH en séries l'an dernier (13 buts, 19 points) affiche une récolte de sept buts et trois mentions d'aide en sept matchs de séries au cours desquels le Canadien a faisait face à l'élimination.

Price imite Halak

Exception faite du cadeau accordé aux Bruins en début de période médiane, Carey Price a été solide. Il a même réalisé l'arrêt de la soirée en se dressant devant Chris Kelly avec moins de deux minutes à faire.

Victime de huit revers consécutifs au Centre Bell en séries, Price devait rebondir. Il l'a fait avec sa sortie de 31 arrêts. Surtout qu'il y avait un an mardi, Jaroslav Halak disputait un match de rêve. Ses 53 arrêts aux dépens des Capitals de Washington, dans le cadre du sixième match, avaient permis au Canadien de l'emporter 4-1, d'éviter l'élimination et de forcer la tenue d'un septième match. Un match qu'il avait ensuite gagné.

C'est avec un grand soupir de soulagement que Price a amorcé ses commentaires d'après match. «Je suis certainement heureux et soulagé. Nous avons disputé un match parfait ce soir et les gars auraient bloqué des balles de fusil tant ils étaient dédiés à la cause devant moi. Nous avons fait ce que nous avions à faire, mais on doit vite remonter en selle dès demain», a indiqué le gardien.

Si Price a effectué 31 arrêts, ses coéquipiers ont stoppé 27 tirs des Bruins. Le vieux Roman Hamrlik a été le plus actif avec pas moins de huit tirs bloqués.

Les deux équipes ont fait le voyage à Boston aussitôt la rencontre terminée. Les joueurs se reposeront au cours de la journée afin de faire le plein d'énergie en vue du match décisif.