Carey Price espérait être occupé au cours de la Classique Héritage afin de ne pas trop souffrir du froid. Ses coéquipiers l'ont pris au mot. Ils l'ont carrément abandonné en première période alors que Price a dû en suer un coup pour garder son club dans le match.                

Mis à jour le 21 févr. 2011
François Gagnon LA PRESSE

«Ce n'est certainement pas le résultat que j'espérais obtenir dans le cadre de ce match en plein air. Mais ça demeure une expérience plaisante si on ne tient pas compte du score final», a simplement indiqué Price qui, comme plusieurs de ses coéquipiers, s'est plaint de l'état de la patinoire. «Ce n'était vraiment pas évident», a-t-il indiqué avant d'aller rejoindre les membres de sa famille qui, comme plusieurs parents et amis des joueurs du Tricolore, avaient fait le voyage à Calgary.

Benoit Pouliot avait une explication en marge d'un autre mauvais début de match de son équipe.

«C'était beau à voir dans les gradins. L'ambiance était le fun. Je m'attendais qu'on sorte plus fort qu'on l'a fait. On n'était pas plus dedans qu'il le fallait. Comme si on avait été émerveillé par tout ce qui se passait autour en oubliant qu'on avait un match important à disputer. Mais bon, ce n'était pas évident avec l'état de la glace. C'était lent. Comme si on s'enfonçait à chaque coup de patin. Mais ce n'est pas une excuse», a mentionné Pouliot.

S'il a vertement condamné le piteux état de la patinoire, James Wisniewski n'a pas imputé à sa blessure subie jeudi à Edmonton et à la grille qu'il doit porter ses ennuis sur la patinoire.

«J'avais le feu vert des médecins et j'ai décidé de jouer. C'est évident que la grille complète complique les choses. Tu vois plein de tiges au lieu d'avoir la rondelle bien en vue. Mais je dois composer avec cette situation si je veux jouer», a lancé Wisniewski qui avait pris part à la Classique Hivernale opposant les Blackhawks de Chicago pour qui il jouait aux Red Wings de Detroit.

À l'image de Brian Gionta qui peinait à accepter la défaite, Tomas Plekanec refusait de s'emballer avec les circonstances entourant cet autre revers de son équipe.

«Nous voulions gagner. C'était une journée excitante, il y avait de l'ambiance, mais nous n'avons pas fait le travail. Les passes n'étaient pas à point. Nous n'étions pas assez bons aujourd'hui», a indiqué Plekanec.

Dans le vestiaire des gagnants, curieusement, l'état de la patinoire semblait beaucoup moins préoccupant. «Je considère que la patinoire s'est améliorée au cours du match», a même indiqué Alex Tanguay qui a marqué un but et ajouté une passe pour les Flames qui a apprécié l'expérience, tout en ne lui accordant pas la toute première match du podium.

«Ce n'est certainement pas un septième match d'une finale de la Coupe Stanley, mais c'est certainement un match dont je me souviendrai avec plaisir une fois que je serai à la retraite. Ce n'est pas tous les matchs que tu as la chance de jouer devant 40 000 personnes», a indiqué Tanguay qui avait joué un rôle de premier plan dans la victoire de l'Avalanche du Colorado aux dépens des Devils du New Jersey en finale de la coupe Stanley au printemps 2001.