La déception de la défaite en finale de la Coupe Dunsmore évacuée, les Carabins ont immédiatement poursuivi leur planification en vue de la saison prochaine.

Pascal Milano LA PRESSE

Si, l'an dernier, le recrutement s'est fait en accéléré en raison de la nomination tardive de Danny Maciocia, l'Université de Montréal a, cette fois, eu tout son temps pour rechercher et attirer de beaux espoirs.

Il en ressort l'arrivée de 26 joueurs issus de 14 formations différentes et de six circuits distincts. Les Carabins ont réglé quelques soucis de profondeur avec notamment les arrivées de trois porteurs de ballon - dont Guillaume Charbonneau-Lemaire et Nicolas Dubeau du Cégep du Vieux-Montréal-, de six joueurs de ligne offensive et de sept demi-défensifs.

Par rapport à 2010, Maciocia devrait avoir une quinzaine de joueurs supplémentaires à sa disposition lors du prochain botté d'envoi officiel. Ce qui devrait lui permettre de ne pas revivre certaines situations.

«On avait un seul porteur de ballon et il y a des semaines ou Rotrand Sené ne s'entraînait même pas. Il y a avait aussi seulement sept joueurs de ligne offensive et pas beaucoup sur la ligne défensive. Quant aux demi-défensifs, on a parfois aligné que des joueurs de première année, sauf Antoine Pruneau.»

En remettant des casquettes à chacune des recrues, jeudi au CEPSUM, Maciocia a sans doute eu une pensée aux joueurs qui ont vécu leur baptême du feu, en 2011. En raison notamment des nombreuses blessures, l'entraîneur montréalais a entrepris un virage jeunesse plus rapidement que prévu. Il espère que les Anthony Coady, Mike Dubuisson et Byron Archambault sauront maintenant transmettre cette expérience à leurs successeurs. Surtout que ces derniers auront également une belle chance de se faire valoir.

«Ils vont tous avoir une occasion d'embarquer sur le terrain et d'être des joueurs d'impact dès leur première année. Ils vont tous avoir leur mot à dire dans nos succès en 2012. »

À travers l'adversité

Dire que la saison des Carabins a été chaotique serait un euphémisme. Entre le dossier Dubuisson et les affaires de dopage, les Bleus ont connu plusieurs sources de distraction durant l'automne. Malgré tout, ils ont devancé l'échéancier établi par la direction des Carabins en se rendant jusqu'à la finale de la Coupe Dunsmore, perdu à Laval. La clé du succès? L'unité, répond l'ancien des Eskimos d'Edmonton.

«Nous avons fait face à d'adversité sur et à l'extérieur du terrain, mais cela a montré le genre de personnes que nous avions ici. On est restés unis et c'est le point tournant de la saison. Je lève mon chapeau à tout le monde car cela a été une période difficile.»

Si les recrues sont nombreuses, les Carabins devraient également perdre quelques morceaux de la dernière édition. Maciocia a, par exemple, révélé que Jonathan Beaulieu-Richard - deuxième au Canada au chapitre des plaqués - était fort populaire auprès de dirigeants de la Ligue canadienne (LCF).

«Il y a beaucoup de directeurs généraux et d'entraîneurs qui m'appellent à son sujet. Je vais m'asseoir avec lui et son père pour regarder les options.

«Nous allons sans doute prendre une décision avant le camp d'évaluation qui se déroule à Toronto (le 7 mai)».