Nouvelle saison, nouvelle identité pour les Carabins de l'Université de Montréal. Dans un match où la discipline a côtoyé un jeu aérien efficace, les Bleus ont amorcé leur saison 2011 par un gain de 24-13 contre les Redmen McGill.

Pascal Milano LA PRESSE

Nommé entraîneur-chef au mois de novembre, Danny Maciocia n'a pas mis de temps à apposer sa griffe sur l'équipe. Malgré la résistance des visiteurs, l'entraîneur montréalais, entouré de sa famille, a remporté sa première victoire à domicile.

«Cela n'a pas été facile. McGill nous a posé beaucoup de problèmes durant le match. Mais c'était notre première partie de la saison et c'était comme si on avait besoin de jouer un match préparatoire.»

La défense des Carabins a semblé rouillée lors du premier quart devant les 5160 spectateurs, soit la huitième salle comble de l'histoire de l'Université. À plusieurs reprises, le quart-arrière des Redmen, Dallon Kuprowski, est parvenu à la déborder pour placer le ballon à la porte des buts. La recrue a fini le travail grâce à une course d'une verge. L'attaque de McGill n'avait inscrit que cinq touchés l'an dernier.

Après plusieurs séries difficiles en début de rencontre, les Carabins ont trouvé leur rythme à la suite du remplacement du quart Yan Cyr - victime de trois sacs - par Alexandre Nadeau-Piuze. Le numéro 10 a réussi six de ses premières passes dont celle qui a permis à Rotrand Sené d'inscrire le premier touché de la saison sur une distance de 14 verges. Ce changement s'est avéré être le tournant du match pour son équipe, a convenu Maciocia.

«On avait besoin d'une étincelle et cela s'est vu à la façon dont Nadeau-Piuze a pris le contrôle de notre attaque. Il faut lui donner beaucoup de crédit pour cela.»

Car ce touché a eu comme effet de libérer les Bleus qui ont ajouté deux autres majeurs sur des passes de 22 et 34 verges. Avec, dans les deux cas, la recrue Félix Prévost comme cible privilégiée du quart montréalais qui a fini sa soirée de travail avec 283 verges de gains et 23 passes complétées sur 32.

«La semaine a été difficile et ne pas débuter a été dur pour mon orgueil, a-t-il concédé. Mais je me suis préparé comme si j'allais commencer le match et quand je suis entré, je me suis dit que c'était ma chance. On perdait à ce moment-là et il fallait faire gagner l'équipe avant tout.»

«J'ai joué un bon match, a de son côté indiqué Prévost qui, comme son ancien coéquipier du Collège André-Grasset, Mikhail Davidson, a été impressionnant. Au niveau de l'attaque, on a par contre beaucoup de travail à faire. C'était plus ou moins laborieux dans le premier et le troisième quart.»

Alors que McGill a répliqué par un placement de 29 verges, l'autre fait marquant de la première demie pour les Carabins est venu de sa défense. En plus de sa discipline - seulement trois pénalités durant le match -, Olivier Fréchette-Lemire a réussi une interception tandis que Byron Archambault a récolté deux sacs du quart.

«Au début, il fallait s'ajuster. J'ai pu comprendre la vitesse du jeu assez rapidement et cela m'a laissé la chance de me faire des bons coups», a raconté le secondeur intérieur.

Après un troisième quart sans grandes histoires et un score de 24-13, McGill a eu une occasion en or de revenir dans le match. À la porte des buts, les Redmen ont alors tenté le tout pour le tout sur une situation de troisième essai et deux verges à franchir. La défense montréalaise a tenu le coup pour reprendre la possession du ballon.

Les Redmen ont eu d'autres bonnes chances de réduire l'écart dans les dernières minutes, mais une interception d'Anthony Coady a mis un terme à leurs aspirations.

La semaine prochaine, les Carabins se déplacent sur le terrain de l'Université Laval tandis que McGill accueille Sherbrooke.