Les personnes qui ont été traitées pour un mélanome, la forme la plus grave de cancer de la peau, voient leurs risques de développer une autre forme de cancer doubler, selon une étude britannique publiée mercredi.

Mis à jour le 7 janv. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le mode de vie -- temps passé au soleil, le fait de fumer ou d'être en surpoids -- pourrait aussi jouer un rôle important dans le développement de tels cancers, soulignent les chercheurs de Queen's University à Belfast (Irlande du Nord) dans une étude publiée dans le British Journal of Cancer.

Les scientifiques ont étudié les cas de 21 000 personnes qui ont été traitées pour des cancers non mélaniques de la peau, ainsi que ceux de plus de 1800 qui ont eu un mélanome malin, pour déterminer celles qui avaient développé par la suite une deuxième forme cancer.

Le risque de développer un nouveau cancer après avoir été traité pour un cancer de la peau non mélanique était 57% plus élevé que dans le reste de la population, tandis que le risque de développement d'un cancer après un mélanome était doublé.

«L'étude confirme que les personnes avec un diagnostic de cancer de la peau ont un risque accru de développer dans le futur un autre type de cancer», observe Liam Murray, l'un des auteurs de cette étude.

Ces personnes risquent particulièrement de développer un autre type de cancer de la peau ou lié au tabagisme, a-t-il ajouté.

L'augmentation des cancers liés au tabac pourrait être due au fait que le tabagisme prédispose à un cancer de la peau ainsi qu'à d'autres cancers, et au fait que les gens qui fument sont plus susceptibles d'avoir un mode de vie néfaste à la santé, comme s'exposer plus au soleil, a-t-il ajouté.