Le pasteur Terry Jones à l'origine du projet visant à brûler des exemplaires du Coran samedi, a affirmé qu'il n'avait pas été contacté par les autorités américaines, mais laissé entendre qu'il pourrait revoir ses plans si c'était le cas, au cours d'une interview publiée jeudi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Cela nous ferait clairement réfléchir. C'est ce que nous faisons en ce moment. Je ne pense pas que nous pourrions ignorer un tel appel», a dit le responsable du «Dove World Outreach Center», petit groupe intégriste chrétien de Floride, précisant dans cette interview au quotidien USA Today n'avoir été contacté ni par la Maison-Blanche, ni par le département d'État, ni par le Pentagone.

Un pasteur adjoint du groupe, Wayne Sapp, a expliqué de son côté que la communauté de quelques 50 membres était «toujours en prière sur tout ça», notant que le groupe n'excluait pas de faire marche arrière.

L'initiative du «Dove World Outreach Center» a provoqué des condamnations en cascade des plus hauts responsables américains, du Vatican, du monde islamique et d'autres dirigeants du monde.

Le président américain Barack Obama a notamment jugé que le projet de brûler des exemplaires du Coran était une «aubaine pour Al-Qaïda». Cette initiative doit être menée à bien le 11 septembre, jour anniversaire des attentats de 2001, vers 18H00 à Gainesville, en Floride.