Des millions de Californiens ont participé jeudi à la plus grande simulation de séisme jamais organisée aux États-Unis dans le cadre d'un exercice destiné à tester la préparation des habitants dans cette région où le risque sismique est le plus important du pays.

Mis à jour le 13 nov. 2008
AGENCE FRANCE-PRESSE

La fausse secousse est intervenue à 10h00 heure locale en Californie du Sud. Dans les écoles, les universités, les entreprises, ils ont été quelque 5,2 millions à se jeter sous les tables pour s'abriter.

Dans toute la zone concernée, des équipes de pompiers, de la police et des urgences médicales sont intervenues tout au long de la matinée.

Baptisé «la grande secousse de la Californie du Sud», l'exercice a simulé un puissant séisme sur la faille de San Andreas, la plus importante des quelque 300 qui strient la région. La secousse, de magnitude 7,8, aurait fait 1800 morts, 53 000 blessés et détruit 1500 bâtiments.

Selon l'Institut américain de géophysique (USGS), un tel séisme ferait trembler les immeubles de Los Angeles pendant 55 secondes, contre 7 secondes pour la secousse de magnitude de 6 qui a frappé la région en 1994, faisant 72 morts de morts et 12 000 blessés.

À l'université de Californie du Sud de Los Angeles, un centre d'accueil des victimes a été installé sur un terrain de sport, où de faux blessés, dont certains affublés de maquillages sanglants, ont été transportés rapidement sous des tentes pour recevoir les premiers soins.

Dans le quartier de Missions Hills, dans la banlieue de San Diego, quelque 300 étudiants feignant des jambes cassés et des hémorragies, ont été soignés de façon fictive, sur un terrain de football américain près d'un hôpital.

Les géologues estiment que la possibilité qu'une secousse capable de semer la destruction dans cette région de 22 millions d'habitants se produise dans les 30 prochaines années est une quasi certitude (99% de chances).

«Si vous êtes préparés, cela vous donne automatiquement un sentiment de calme parce que vous avez les éléments et l'équipement nécessaires pour réagir», a expliqué aux journalistes le capitaine des pompiers de Los Angeles, Steve Ruda, sur les lieux de la simulation.