Le groupe pétrolier BP était sérieusement préoccupé par sa plate-forme Deepwater Horizon, mais a néanmoins violé ses propres règles de sécurité, a rapporté tard samedi le New York Times, citant des documents de la compagnie.

Mis à jour le 29 mai 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le 22 juin 2009, des ingénieurs de BP estimaient que l'enveloppe métallique que la compagnie voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression, selon la même source.

«Cela serait certainement le pire scénario», mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP.

La groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d'utiliser ce coffrage mais seulement après avoir obtenu la permission d'autres responsables de BP car une telle mesure violait les propres règles de sécurité de la compagnie, poursuit le journal citant le rapport.

Les documents n'expliquent pas pourquoi la compagnie a autorisé une telle exception. Il dévoilent cependant le fait que des responsables de BP savaient que le coffrage représentait une option à risque, écrit le journal.

Depuis le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon le 22 avril, le pétrole s'est répandu dans le golfe à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour, selon des experts mandatés par l'administration américaine.

Le président américain Barack Obama a exprimé son inquiétude samedi après que BP a annoncé avoir échoué dans sa tentative de colmatage de la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, et mis en garde sur les risques de la nouvelle option envisagée.