Herman Cain, l'un des favoris à l'investiture républicaine pour la Maison-Blanche, a buté lundi sur la question d'un journaliste portant sur la Libye et la politique adoptée par Barack Obama lors du soulèvement contre le dictateur Kadhafi.

Publié le 14 nov. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

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L'interview de cinq minutes menée par le Milwaukee Journal-Sentinel publié dans le Wisconsin a fait le tour d'internet et du site de microblogs Twitter sous le titre «cainwreck» (le naufrage de Cain).

«Ah, la Libye», a d'abord répondu le seul candidat noir à l'investiture républicaine, laissant un long silence après la question de savoir s'il approuvait ou non la politique de Barack Obama en Libye.

«Le président Obama a soutenu le soulèvement. C'est bien ça? Le président Obama a demandé le départ de Kadhafi. Je veux juste m'assurer que nous parlons bien de la même chose avant de dire si je suis d'accord ou non», a-t-il dit, secoué par des tics nerveux.

«Je ne suis pas d'accord avec la manière dont il a géré et pour la raison suivante», a-t-il commencé avant de s'interrompre, «non, non c'est autre chose. Il faut que je recommence et que je rassemble toutes les informations qui bouillonnent dans ma tête».

L'incapacité d'Herman Cain à répondre à une question élémentaire d'actualité a stupéfait bon nombre d'experts qui se demandent déjà s'il s'agit là d'une gaffe encore plus énorme que le récent trou de mémoire du candidat républicain Rick Perry lors d'un débat télévisé.

Herman Cain, aux prises avec plusieurs accusations de harcèlement sexuel, a justifié sa bourde en expliquant au journal, être «un décideur posé».

«Les gens croient que le président est censé tout savoir sur tout. Mais non, ce n'est pas le cas. Je n'essaye pas de me dérober à la question. J'ai d'abord besoin de connaître du mieux possible tous les faits».