Voici un rappel des faits marquants depuis le séisme qui a dévasté Haïti en janvier 2010 et fait plus de 250 000 morts.

AGENCE FRANCE-PRESSE

> 12 janvier 2010: Un tremblement de terre de magnitude 7 frappe Port-au-Prince et sa région. De nombreux bâtiments, dont le palais national, la cathédrale, le parlement ou le siège de la mission de l'ONU (MINUSTAH) s'effondrent. Le séisme a fait plus de 250 000 morts, plus de 300 000 blessés et plus d'un million de sinistrés. Les dégâts sont estimés à près de huit milliards de dollars, soit plus de 120% du PIB haïtien, dont 4,4 milliards pour les infrastructures comme les écoles, hôpitaux, routes, ponts, immeubles, ports et aéroports. Les besoins d'Haïti pour se reconstruire sont évalués à 11,5 milliards de dollars sur trois ans.

> 4 mars: De fortes pluies, qui s'abattent durant une semaine dans le sud d'Haïti, font 20 morts et disparus et des milliers de sinistrés.

> Fin septembre/début octobre: 14 morts à la suite d'intempéries dont plusieurs emportés par une rivière en crue. Des milliers de tentes sont détruites et plusieurs quartiers de Port-au-Prince submergés par des torrents d'eau.

> Mi-octobre: Début d'une épidémie de choléra qui fait 135 morts en quelques jours dans le nord d'Haïti, vraisemblablement due à la mauvaise qualité de l'eau potable.

> 18 octobre: Treize morts et disparus à Port-au-Prince et sa région après des inondations dues à des pluies diluviennes.

> 8 novembre: Le passage de l'ouragan Tomas sur Haïti fait au moins 21 morts et 36 blessés en 48 heures. L'ouragan provoque de fortes inondations, faisant des milliers de sinistrés et propageant davantage le choléra.

> 15 novembre: L'épidémie de choléra, qui a fait plus de 1100 morts depuis la mi-octobre, selon les autorités, et touché quelque 18 000 personnes, pourrait «durer des années», avertit l'ONU.

> 15-17 novembre: Des heurts très violents entre des milliers de manifestants et des soldats de l'ONU font trois morts et plusieurs blessés à Cap-Haïtien (nord), deuxième ville du pays, et six blessés parmi les soldats de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à Hinche (centre). Les manifestants protestent contre la gestion de l'épidémie de choléra par les autorités et accusent les casques bleus népalais d'avoir propagé l'épidémie.

> 20 novembre: Quatre des 19 candidats alors engagés dans la course à la présidence demandent un report des élections législatives et présidentielle prévues le 28 novembre et la publication d'un plan de lutte contre l'épidémie de choléra. Deux jours plus tard, les partisans de deux candidats s'affrontent dans le sud-ouest du pays, faisant deux morts.