Le prince héritier de Bahreïn Salman ben Hamad Al-Khalifa a de nouveau appelé l'opposition au dialogue, affirmant que le pouvoir lui avait fait «la meilleure proposition» possible.

Publié le 13 mars 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

«J'espère qu'ils vont se joindre au dialogue sans conditions. Nous leur avons donné la meilleure proposition qu'ils pouvaient espérer», a déclaré aux journalistes le prince Salman, à l'issue d'une entretien samedi avec le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates.

«Lorsque nous nous serons mis d'accord, nous soumettrons (cet accord) à un référendum. Le peuple de Bahreïn sera le dernier arbitre», a-t-il ajouté.

Le prince héritier a été chargé par le roi, le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa, d'entamer le dialogue avec les opposants mais le puissant mouvement chiite Wefaq y a posé des conditions, dont la démission du gouvernement.

«Au bout du compte, nous allons tous vivre dans un même pays et nous devons dialoguer», a encore dit le prince Salman.

M. Gates avait estimé samedi à Manama que le régime de Bahreïn, confronté à une forte contestation, devrait adopter rapidement des réformes importantes sous peine de voir l'Iran intervenir.

Robert Gates, arrivé vendredi soir à Bahreïn, allié stratégique des États-Unis, a expliqué qu'il était venu encourager les dirigeants du petit royaume à prendre «des mesures de grande ampleur» pour répondre aux manifestants.

Les manifestations ont commencé le 14 février à Bahreïn, petit royaume du Golfe, dont la population locale est constituée en majorité de chiites et qui est gouverné par une dynastie sunnite.