Le président taïwanais Ma Ying-jeou, fortement critiqué, a présenté samedi des excuses pour la lenteur des secours déclenchés par son gouvernement, une semaine après le passage du typhon Morakot.

Mis à jour le 15 août 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Plus de 50 000 militaires tentaient toujours samedi d'atteindre dans le centre et le sud de l'île près de 15 000 personnes encore isolées dans des villages de montagne où routes et ponts ont été détruits. «Nous aurions pu mieux faire et nous aurions pu réagir plus vite. Mais nous ne l'avons pas fait. Bien sûr, nous en sommes vraiment désolés», a déclaré le président Ma devant des journalistes, lors d'un déplacement dans le comté de Nantou (centre), zone touchée par le typhon.

Le bilan du typhon qui a provoqué les pires inondations depuis 50 ans à Taïwan a atteint officiellement 121 morts samedi mais pourrait dépasser les 500 morts, 300 personnes ayant probablement été tuées dans des glissements de terrain.

Vendredi, le président Ma a annoncé que «le bilan pourrait dépasser les 500 morts, alors que quelque 380 personnes ont probablement été tuées dans des coulées de boue» dans le village de Hsiaolin (sud).

Une semaine après le passage du typhon, M. Ma a averti que l'ampleur du typhon serait plus importante que celui de 1959.

Samedi, dans de nombreux villages endeuillés, des cérémonies funèbres étaient organisées.