Le président socialiste de Bolivie, Evo Morales, un des fers de lance de la gauche radicale d'Amérique latine, a accusé le commandement militaire des États-Unis d'être derrière le coup d'État au Honduras.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je dispose d'informations de première main selon lesquelles l'empire, par le biais du commandement Sud des États-Unis, a fait le coup d'État au Honduras», a affirmé lundi soir le président Morales en visite à Montevideo.

 

«C'est une agression, une provocation de l'empire», a-t-il ajouté devant la presse. Le commandement militaire des États-Unis est organisé par régions, celui du sud ayant la responsabilité de l'Amérique latine et centrale.

 

Par ailleurs, M. Morales et son homologue uruguayen Tabaré Vázquez ont exprimé dans un communiqué conjoint leur «soutien à l'institution de la démocratie» au Honduras et au «gouvernement légitime du président José Manuel Zelaya Rosales».

 

Président du Honduras depuis janvier 2006, Manuel Zelaya a été renversé fin juin alors qu'il tentait d'organiser une consultation populaire sur la possibilité de briguer un second mandat, déclarée illégale par la Cour suprême.

 

Le président bolivien a encore remarqué qu'il «ne connaissait pas encore (le président américain Barack) Obama mais que la structure de l'empire reste d'actualité». Il a aussi fait valoir que «la coopération des États-Unis est toujours conditionnée» citant la privatisation des ressources naturelles et l'imposition du modèle néo-libéral.