Oubliez les «messages qui s'autodétruiront dans 10 secondes»: les présumés espions arrêtés aux États-Unis cette semaine avaient des moyens autrement plus sophistiqués pour communiquer avec leurs employeurs.

CYBERPRESSE

Le magazine Wired rapporte, mercredi, que les agents secrets encodaient des messages confidentiels dans des sites web accessibles au grand public et d'apparence complètement anodine. Le processus, appelé la stéganographie, est à la fois l'un des plus ancien et des plus novateurs, puisqu'il s'inspire des techniques en vigueur 500 avant J. C., époque à laquelle le tyran grec Histiaeus rasait le crâne de ses serviteurs pour y tatouer un message confidentiel avant de l'envoyer en mission. Le texte était ensuite dissimulé par la repousse des cheveux. Le messager n'avait plus qu'à se raser, une fois arrivé à destination, pour révéler son secret à qui de droit.

À l'heure de l'internet, les messages sont maintenant cachées dans les 1 et les 0 des fichiers électroniques (vidéos, photos, musique, etc.). Selon le FBI, les présumés espions arrêtés lundi auraient utilisé ce processus dès 2005.

L'enquête sur le 11 septembre 2001 avait aussi levé le voile sur des pratiques similaires: les terroristes avaient utilisé une banale photo de Washington pour propager une carte détaillée de l'aéroport de Burlington.

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