La Première dame du Burkina Faso, Chantal Compaoré, a appelé lundi à Ouagadougou les États africains à coopérer «à tous les niveaux» pour l'élimination des mutilations génitales féminines.

Mis à jour le 9 nov. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je voudrais lancer un appel à tous les États africains afin qu'ils coopèrent à tous les niveaux pour accélérer l'élimination de la pratique des mutilations génitales féminines, surtout par l'adoption et l'application de textes de lois», a déclaré Mme Compaoré, à l'ouverture d'une conférence internationale consacrée à «l'interdiction totale» de ces mutilations. Présente à Ouagadougou, la vice-présidente du Sénat italien Emma Bonino, également présidente de l'organisation No peace without justice (Pas de paix sans justice), a souhaité que «l'Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution contre les mutilations génitales féminines».

Quant à la Première dame de Guinée-Bissau, Mariama Mané Sanha, elle a souligné que le «plan de lutte contre les mutilations génitales féminimes était basé essentiellement sur des campagnes d'explication et de sensibilisation».

La mutilation génitale féminine - ou excision - concerne toutes les interventions incluant l'ablation ou la lésion des organes génitaux externes de la femme, pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'«entre 100 et 140 millions de jeunes filles et de femmes dans le monde vivent actuellement avec les séquelles de ces mutilations sexuelles».

«Cette pratique est la plus commune dans l'ouest, l'est et le nord-est de l'Afrique, dans certains pays d'Asie et au Moyen-Orient, ainsi que dans certaines communautés d'immigrants en Amérique du Nord et en Europe», selon l'OMS.