Les États-Unis sont prêts à reprendre des discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire, a indiqué dimanche l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice, qui a jugé que les accusations d'ingérence du président Mahmoud Ahmadinejad contre les États-Unis n'étaient «pas crédibles».

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous maintenons l'offre faite à Téhéran il y a deux mois (en avril) de négocier sur leur programme nucléaire avec les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU» (États-Unis, Grande-Bretagne, Chine, France, Russie), plus l'Allemagne, a déclaré Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, dans une interview à la chaîne de télévision CBS.

Les événements qui se produisent en Iran représentent «un moment fort de changement» dans ce pays, a-t-elle dit, ajoutant que les déclarations de M. Ahmadinejad contre les États-Unis «ne sont franchement pas crédibles dans le contexte actuel».

Le président iranien accuse les États-Unis d'ingérence dans les événements qui ont suivi les élections contestées en Iran et demande au président américain Barack Obama de faire «des excuses».

M. Obama a dit vendredi «ne pas prendre ces propos au sérieux».

Mme Rice a aussi rappelé que le chef suprême en Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, demeure le vrai décideur en matière de sécurité nationale et d'affaires étrangères, et non pas M. Ahmadinejad.

«Les États-Unis continueront à oeuvrer pour défendre leurs intérêts nationaux», a-t-elle également déclaré.

Il s'agit «d'atteindre les objectifs les plus importants pour notre pays dont l'un est de toute évidence d'empêcher l'Iran de poursuivre le développement d'armes nucléaires, d'empêcher une course aux armements au Proche-Orient et de s'assurer que nos partenaires et alliés dans la région ainsi que les États-Unis préservent leur sécurité».

«Tout dépend de l'Iran», a insisté Mme Rice. «Ils (les Iraniens) peuvent choisir l'option mettant fin à leur programme d'armes nucléaires et agir de façon responsable et réintégrer la communauté des nations ou choisir une autre voie qui les conduirait à faire face à un isolement et des pressions accrus», a-t-elle dit.