Des citoyens de Saint-Bruno estiment qu'un projet immobilier du sénateur Paul J. Massicotte et autorisé par la Ville ne respecte pas leurs «droits fondamentaux». Ils s'adressent aux tribunaux pour en empêcher la réalisation.

Mis à jour le 26 mars 2012
Charles Côté LA PRESSE

Le projet d'une trentaine de maisons implique la destruction du «boisé des Hirondelles», une forêt adjacente au Parc national du Mont-Saint-Bruno.

Les citoyens, regroupés dans une association, affirment que la «Ville n'a pas agi selon les principes du développement durable» et l'accusent de «gestion fautive» pour avoir accepté le projet «sans vérification scientifique ou environnementale rigoureuse et complète».

Ils rappellent que deux rapports, un commandé par la Ville et l'autre par le promoteur, ont conclu à l'absence d'espèces protégées sur ce territoire alors qu'il y a au moins une, le ginseng à cinq feuilles, selon les résultats d'une inspection d'une équipe dirigée par une biologiste de l'UQAM.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) reconnaît la présence de la plante et compte demander au promoteur de la transplanter.

Selon Jean-François Girard, président du Centre québécois du droit de l'environnement, la requête des citoyens a peu de chance de succès, mais même si elle échoue, elle aura le mérite de souligner la faiblesse de la loi québécoise sur les espèces menacées.