Le Québec devrait suivre l'exemple de la Colombie-Britannique, affirme la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, sans préciser comment le Québec pourrait changer le mode d'attribution des permis de prospection maintenant qu'ils sont accordés.

Charles Côté LA PRESSE

«On veut s'inspirer des meilleures pratiques, et celle qui nous inspire, c'est la Colombie-Britannique, a affirmé Mme Normandeau à La Presse. Avec la modernisation du cadre législatif et réglementaire, on va s'assurer que les Québécois retirent un maximum de l'exploitation de leurs ressources.»

Elle n'a pas affirmé pour autant que les titulaires actuels de permis d'exploration pourraient voir leurs droits acquis compromis, ce qui équivaudrait à une expropriation. «Je ne suis pas spécialiste des questions d'expropriation, dit-elle. Mais dans bien des provinces, on est partis d'un régime «premier arrivé, premier servi» à un régime plus avantageux.»

Mme Normandeau n'a pas contesté les chiffres qui montrent l'énorme avantage dont profitent les entreprises au Québec. Mais elle ajoute que la comparaison avec la Colombie-Britannique a ses limites: «Bien que notre volonté soit de s'inspirer des meilleurs pratiques, il y a des comparaisons qui sont peut-être délicates à faire. Au Québec, les investissements ont connu une progression depuis 2007 ou 2008. C'est relativement récent.»

«Il y a une occasion extraordinaire dans le fait qu'on met tout sur la table avec le futur cadre réglementaire, dit-elle. C'est un exercice de fond pour s'assurer que le Québec fasse les meilleurs choix.»

«On s'emploie à structurer un secteur et on ne peut pas travailler avec les règles actuelles, c'est clair, dit-elle. On ne veut pas adopter un cadre qui ferait fuir l'industrie, mais elle doit comprendre que les Québécois veulent tirer un maximum de la ressource.»