Cinq pays seulement sont à l'origine de la moitié des émissions de gaz à effet de serre mondiales, selon un classement par pays présenté jeudi par la société britannique Maplecroft, spécialisée dans l'analyse de risques.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les dix premiers pays de la liste, rendue publique à l'occasion des négociations climatiques qui se tiennent à Durban (Afrique du Sud), sont responsables des deux tiers des émissions globales, selon cette étude.

La Chine, les États-Unis, l'Inde, la Russie et le Japon dominent ce classement, suivis par le Brésil, l'Allemagne, le Canada, le Mexique et l'Iran.

Trois des six premiers de ce classement sont de grands pays émergents dont les économies se développent à grande vitesse.

La Chine, qui est passée devant les États-Unis il y a quelques années, a émis 9,441 milliards de tonnes d'équivalents CO2 (CO2e), une mesure combinant le CO2 avec les autres gaz à effet de serre responsables du changement climatique, comme le méthane ou le protoxyde d'azote.

La méthode de calcul utilisée combine les chiffres de 2009 de la consommation d'énergie et les chiffres estimés pour 2010.

La majorité des émissions de la Chine est constituée de CO2, en raison de la forte demande en énergie du pays. Les énergies renouvelables sont en augmentation, mais sont encore très largement supplantées par les énergies fossiles.

L'Inde a pour sa part émis 2,272 milliards de tonnes de CO2e, avec une part importante de méthane émis par l'agriculture.

«Bien que la consommation d'énergie par habitant en Chine et en Inde est relativement faible, la demande totale est très large», a rappelé Chris Laws, analyste chez Maplecroft.

«Combinées avec une utilisation importante de charbon et d'autres énergies fossiles, cela entraîne des émissions importantes pour les deux pays», a-t-il ajouté.

Du côté des pays développés, les États-Unis -premier par habitant parmi les grands pays- a émis 6,539 milliards de CO2e.

Cet index classant 176 nations est basé sur des données provenant de diverses sources, dont l'Agence d'information sur l'énergie et l'Agence de protection de l'environnement américaines.

Les négociations climatiques se poursuivent jusqu'au 9 décembre à Durban.