Attaquée par le monde municipal et les écologistes, l'industrie du gaz de schiste prépare une offensive de relations publiques majeure.

Mis à jour le 25 août 2010
Charles Côté LA PRESSE

Mise au point par le cabinet National, elle sera lancée dans deux semaines et durera trois mois, a affirmé à La Presse André Caillé, président de l'Association pétrolière et gazière du Québec.

M. Caillé reconnaît que les membres de son association n'ont pas tous suivi à la lettre la recommandation qu'il leur a faite de communiquer avec les municipalités et les citoyens avant d'entreprendre des travaux d'exploration.

«L'association que je préside a réitéré à ses membres l'importance de faire des assemblées publiques dans chaque municipalité où ils seront actifs», dit-il.

Mais cela ne sera pas suffisant pour contrer la levée de boucliers qu'a déclenchée ces dernières semaines l'intensification de l'exploration gazière en Montérégie, dans le Centre-du-Québec et dans Lotbinière.

«Ce qu'on a fait jusqu'ici est insuffisant, dit M. Caillé. On constate qu'on va devoir transporter notre message dans l'ensemble des municipalités, qu'on y soit actif ou pas. On veut rejoindre les gens. On va aller partout.»

«On veut rencontrer les élus municipaux et la population, se rendre disponibles avec des spécialistes choisis parmi nos entreprises et nos consultants, dit-il. Il faut que ce soit des gens qui s'expriment en français. On a retenu les services d'une firme spécialisée pour organiser ça.»

En parallèle, M. Caillé et son organisme feront la tournée des journaux nationaux et régionaux.

Pendant ce temps, des voix de plus en plus pressantes demandent un moratoire sur tout nouveau forage ou tout nouveau permis d'exploration avant l'adoption d'une nouvelle loi sur les hydrocarbures.

Hier, trois députés du Parti québécois ont réitéré cette demande, et l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA) a fait de même à la veille de la présentation de son mémoire au sujet de la réforme de la Loi sur les mines.